Exposition Les rhizomes du vivant
exposition Paris musée et fondation

Exposition Les rhizomes du vivant

Événement publié par Pauline L

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non précisé

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sérigraphies

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exposition collective avec les sérigraphies d'Amandine Gollé, Eric Mercier, Ayda-Su Nuroglu, Juliette Vivier, Maud LC, Marie-Ange Crespo, Mélanie Vialaneix, Sarah Monnier, Sylvère Chatenet

NATURE : Famille, genre, espèce / Classification / Evolution / Aléatoire
SERIGRAPHIE : Typon, encre, cadrage / Processus / Intention / Combinatoire

Les êtres vivants comme les sérigraphies artistiques posent la question de l’identique par rapport à l’unique ? Dans la nature, du monde végétal au monde animal, quoi de plus identique que deux molécules, deux fougères, deux fourmis de la même espèce ? Dans la pratique de la sérigraphie, quoi de plus identique que deux tirages de la même série ? Quelle place faire à l’unique ? Une fourmi serait-elle moins belle parce qu’elle est une dans une colonie de 100, 1000 autres ? Cette question soulève celle de la rareté comme élément central de l’importance d’un être, d’une œuvre.

Maud Louvrier-Clerc, artiste-designer et commissaire d’exposition

PAYSAGE : mouvement / composition / formes / couleurs
ENVIRONNEMENT : empreinte / interdépendance / évolution / culture

Le paysage naturel est lieu d’une quête… En constant mouvement, il est un terrain d’expérimentation de multitudes de points de vue et de représentations. D’un détail d’un élément naturel s’ouvrent d’autres univers, la nature comme ressource, l’habitat, la préservation des milieux. Les formes et les phénomènes naturels attirent le regard, interrogent par leur processus de croissance, de transformation. Sujets d’inspiration pour les artistes, ils sont des répertoires de formes, incitent à la multiplication, à une infinité de variations. L’animal, le végétal, au-delà les éléments du paysage sont des sources de composition de formes, à l’infini. Le paysage, ses lumières, ses matières, sont sujets d’expériences de jeu entre apparition, disparition, visibilité, invisibilité…
La série Lunaire de Juliette Vivier présente un étrange paysage, comme suspendu, dans les airs. Variations de lumière, de couleur, révèlent différents reliefs... On retrouve cette recherche de différentes atmosphères dans les sérigraphies d’Eric Mercier. Il développe une recherche sur la couleurs, ses déclinaisons, fait surgir des formes, des halos de lumière… L’image du paysage est à la fois, décomposée et recomposée pour inviter le spectateur à porter son regard sur certains détails de son environnement. Dans la série waves & palmtree de Sylvère Chatenet, des vagues et des palmiers tendent vers des mouvements, des circonvolutions… Il synthétise tout en accentuant les phénomènes naturels. Les œuvres de Sarah Monnier interrogent la présence de l’individu sur le monde, ce qu’il laisse comme traces et empreintes. Son livre d’artiste HÊTRE POURPRE met en lumière un arbre d’un parc de la ville de Nancy, comment l’arbre peut être un lien entre les homme… souvenirs de jeu et d’échanges... Amandine Gollé, elle, observe le monde qui l’entoure, avec une attention particulière aux végétaux, aux animaux, aux insectes… Ses œuvres dégagent une certaine sensualité, une envie de toucher… Maud LC, dans sa série Cambium, interroge les limites entre l’inerte et le vivant qui s’opère au niveau moléculaire. Par son jeu de combinaison et de superposition de cercles colorés, elle suggère l’évolution, le développement des structures naturelles. Dans sa série Soleil couchant/levant, elle interroge les phases de transition quand le paysage devient rite de passage. Ayda-Su Nuroglu développe un univers onirique. Végétaux et animaux s’entremêlent, présences d’un milieu naturel en mouvement. Les feuillages, les racines, les fruits et les légumes, offrent à Marie-Ange Crespo un répertoire de motifs. En les imprimant de nombreuses fois par superpositions de couches de couleurs, elle met en évidence l’extraordinaire richesse de variétés de formes et de couleurs qu’on trouve dans ces éléments. Le paysage, les éléments naturels des sérigraphies de Mélanie Vialaneix ouvrent vers des rêveries, des contes, des récits. L’artiste invite à retrouver le plaisir d’imaginer, de se raconter des histoires. Ainsi, ces artistes expérimentent chacun diverses façons d’utiliser la sérigraphie et de considérer les éléments de la nature et les processus naturels comme source d’inspiration.

Pauline Lisowski, critique d’art et commissaire d’exposition

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