Nonno San fait dialoguer les souvenirs de table de Victoria Luciano, originaire de Calabre, et de Keita Sukeno, issu d'une famille japonaise. Le nom associe le grand-père italien de Victoria au suffixe de respect japonais : tout un programme pour cette maison pensée autour des recettes transmises en famille. Ici, la cuisine italienne côtoie l'itameshi, une manière japonaise de s'approprier les saveurs de la péninsule. On peut ainsi passer d'un cacio e pepe relevé de poivre sansho à des spaghetti au mentaiko, œufs de cabillaud épicés accompagnés de nori, ou à des pâtes aux champignons japonais, shoyu, beurre et dashi. Les pasta al brodo rappellent la Calabre de Victoria, tandis que le crudo de poisson, le carpaccio de bœuf ou les plats mijotés prolongent le repas selon l'envie. Pour finir, panna cotta, tiramisù et crème mascarpone au matcha ou au kinako restent dans ce jeu entre les deux cultures. Nonno San se prête aussi à une halte plus légère : cappuccino au comptoir, tramezzini, croissants fourrés, puis antipasti et cocktails au yuzu ou au shiso. La salle allongée mêle pierre blonde, carrelage terracotta, banquettes de velours brun et tables en Formica vert. Photos de Calabre, vaisselle façonnée dans la région et tasses japonaises donnent à Nonno San le caractère personnel d'une maison où l'on aime s'attarder.
Le restaurant Nonno San n'a pas encore été testé par la rédaction de ParisBouge.