Au Camondo, le décor a déjà une histoire, et l'assiette préfère les classiques. Dans la cour du musée Nissim de Camondo, l'ancienne remise à voitures du comte Moïse de Camondo conserve ses colonnes d'acier et ses plafonds à caissons. Le mobilier dessiné pour le lieu, la moquette et les éclairages lui donnent un tour plus feutré ; dehors, les pavés et la végétation prolongent le décor. La carte est confiée à Roudy Petersen, chef exécutif de Fitz Group, dont le parcours passe par Guy Savoy et Pierre Gagnaire. Son registre français regarde vers la Méditerranée : une pissaladière aux anchois, un coquelet rôti relevé d'olive et de citron confit, un poulpe accompagné de crème de poivron rouge. On peut commencer par partager un croque au jambon et à la truffe noire ou un œuf mimosa au saumon fumé. Le Camondo fait aussi une place aux gnocchi gratinés à la burrata, tandis que le bar rôti s'accompagne d'artichaut en purée et d'une sauce au cresson. Côté desserts, les profiteroles réunissent la vanille et le chocolat grand cru ; la mousse au chocolat chaud s'associe à une glace à la pistache. Le soir, le bar à cocktails donne au Camondo une tournure plus animée.
Le restaurant Camondo n'a pas encore été testé par la rédaction de ParisBouge.