140° est un fritkot à la française porté par le chef belge Mallory Gabsi, avec une idée simple et précise: faire de la frite le point de départ. La méthode est annoncée dans le nom. Chez 140°, les pommes de terre Agria, sourcées dans les Hauts-de-France, passent par une première cuisson à 140°, puis par un second bain, pour obtenir une texture croustillante dehors et moelleuse dedans. La carte met en avant les codes de la street food belge sans les figer: croquettes aux crevettes grises avec persil frit et citron, fricadelle, burgers généreux comme le double boeuf double cheddar, mayonnaise 140, oignon caramélisé et pickles, ou encore la mitraillette, un sandwich bien garni d’entrecôte saignante, béarnaise, frites, comté affiné, poivre et fleur de sel. Les sauces occupent une place centrale et accompagnent chaque cornet: mayonnaise bien crémeuse, ketchup, chili garlic, Algérienne, Samouraï; l’Andalouse se distingue par un mélange d’épices, une pointe de miel d’apiculteurs belges et une touche de harissa en clin d’oeil aux racines tunisiennes du chef. L’esprit du lieu suit cette même ligne droite: 140° reprend les codes populaires de la friterie belge dans un décor contemporain, avec faïences brillantes, formica, cadres métalliques et petits carreaux colorés façon années 60, sous des enseignes lumineuses. L’espace, compact, s’organise autour d’un comptoir en lave émaillée jaune ouvert sur la cuisine, la friteuse en ligne de mire; au plafond, une laque brillante et un grand store jaune rappellent l’attente sous l’auvent des fritkots. 140° se vit au comptoir ou sur le pouce, autour d’un cornet bien chaud et de snacks à partager.
Le restaurant 140 Degrés n'a pas encore été testé par la rédaction de ParisBouge.