Exposition Medusa au MAM. Reproduction d’une œuvre de Salvador Dalí par Henryk Kaston, Broche Ruby Lips, années 1970-80 © Photo : Robin Hill © ADAGP, Paris 2017

La capitale culturelle renouvelle sans cesse ses murs. Photographie, sculpture, peinture, street art… Tous les arts sont au rendez-vous des expositions  à Paris. Galeries, musées et fondations mettent à l’honneur la création sous toutes ses formes. Sans plus tarder, voici les expositions à Paris à ne pas laisser filer ce mois-ci.

Medusa, les bijoux s'exposent au MAM

Anonyme (culture Quimbaya, Colombie), Ornement de nez [nariguera], 800-1200
Or © Musée du quai Branly - Jacques Chirac - © ADAGP, Paris 2017


Le bijou s’expose au Musée d’Art moderne de la ville de Paris du 19 mai au 5 novembre 2017 avec Medusa, une exposition événement dans la sphère parisienne qui met en avant plus de 400 pièces d’artistes, de bijoutiers pionniers et contemporains, de designers, de joailliers ou simplement d’inconnus de toute époque et de tout continent. On y croise les créations, parmi tant d’autres, de Cartier, Vivienne Westwood, Niki de Saint Phalle, Man Ray ou René Lalique dans un parcours articulé autour de quatre thématiques, l’identité, la valeur, le corps et le rite, qui déconstruisent chacune à leur manière les clichés et les mythes autour des bijoux. Parmi les bijoux plus clinquants, les parures du musicien Liberace, figure de Vegas dans les années 50/70, montre et bague piano (The Jewelers of Las Vegas par Mordechai Yerushalmi) couvertes de diamants brillent à côté du mythique gant en sequins du roi de la pop, Michael Jackson. L’exposition Medusa, un regard inédit sur le bijou qui dévoile néanmoins les aspects subversifs ou inhabituels des bijoux, comme dans la pièce secrète dédiée aux bijoux érotiques, à découvrir derrière un rideau noir. Medusa au Musée d’Art moderne, une exposition sur le bijou au-delà des apparences !

Medusa au Musée d’Art moderne de la ville de Paris, jusqu'au 5 novembre 2017.

La pierre sacrée des Māori

Pekapeka (pendentif). Gift of Robert Coddington, 2007.© Kura Pounamu marketing images Te Papa Museum of New Zealand Te Papa Tongarewa 

Alors que l’exposition Picasso Primitif bat son plein, le Musée du quai Branly nous embarque sur la piste de l’or vert, le pounamu en māori, plus connu sous le nom de pierre de jade, la pierre sacrée du peuple néo-zélandais des Māori. Une exposition qui présente sculptures, objets taillés et pendentifs en jade, matériau entouré de croyances et de mythes et investi par les Māori d’une force magique et divine. Une pierre noble qui incarne l’héritage et les traditions māori perpétuées de génération en génération depuis des siècles. À découvrir du 23 mai au 1er octobre 2017 sur la mezzanine Est du musée du Quai Branly.

La pierre sacrée des Māori au musée du quai Branly Jacques Chirac jusqu'au 1 octobre.

Grand Trouble à la Halle Saint-Pierre 

Alexandra Roussopoulos, Anapays II, 2015. 

Du 9 mai au 30 juillet 2017, la Halle Saint-Pierre met à l'honneur le collectif "Grand Trouble" avec l'exposition éponyme. Une trentaine de dessinateurs, sculpteurs, dessinateurs, peintres, photographes et vidéastes, invités par les douze artistes initiateurs du projet "Grand Trouble",  perpétuent l'esprit d'échange, de confrontation et de partage entre disciplines, expériences et vécus artistiques différents. Une exposition qui respecte les styles et les particularités de chaque artiste tout en les inscrivant dans une optique de décloisonnement et de dialogue entre arts pour mieux saisir les affres, les peurs mais aussi les songes et les émotions de notre époque. Le projet "Grand Trouble" continue aussi à travers un livre à son nom, ainsi que des concerts et des conférences, pour prolonger l'expérimentation.

Exposition Grand Trouble à la Halle Saint-Pierre, jusqu'au 30 juillet 2017.

Jamaica Jamaica !

Le chanteur Nitty Gritty dans la cour de King Jammy, 1985 © Beth Lesser

La Philharmonie de Paris se teinte des couleurs de la Jamaïque du 4 avril au 13 août 2017 avec Jamaica, Jamaica !, Une ode à la richesse et la variété de la musique de l'île caribéenne. Des objets, des images, des vidéos et de la musique bien sûr... Au-delà de son icône légendaire, Bob Marley, la Philharmonie remonte aux racines de l'histoire de la musique jamaïcaine, de l'esclavage à la colonisation des 18ème et 19ème siècles jusqu'aux conceptions musicales pionnières des années 1950 des ghettos de Kingston et aux musiques urbaines contemporaines. Un mix de genres musicaux célèbres, reggae, dub et dancehall, ou à découvrir, burru, revival ou mento, des grands noms comme Bob Marley ou Peter Tosh et un focus singulier sur la scène émergente jamaïcaine. L'exposition Jamaica Jamaica ! à la Philharmonie de Paris, quand la créativité musicale naît des revendications d'un peuple pour résonner dans le monde entier. Une expérience musicale à ne pas manquer !

Jamaica, Jamaica ! à La Philharmonie de Paris, jusqu'au 13 août 2017.

Art / Afrique, le nouvel atelier à la Fondation Louis Vuitton

Calixte Dakpogan, Oba, 2007. Courtesy CAAC - The Pigozzi collection

L’Afrique à l’honneur de l’exposition événement de la Fondation Louis Vuitton, Art /Afrique, le nouvel atelier. Direction le bois de Boulogne pour découvrir les trois chapitres de cette célébration. Première étape, à la découverte de l’exposition “Les Initiés” qui nous ouvre les portes de la collection d’art contemporain africain de l’homme d’affaire et collectionneur Jean Pigozzi. Quinze artistes d’Afrique subsaharienne aux techniques d’expression variées révélant une immense richesse artistique. Entre les portraits noir et blanc de Seydou Keïta, on découvre les villes miniatures de Bodys Isek Kingelez, des utopies urbaines aux univers colorés. Impossible de passer à côté des vaisseaux Station vampires de Rigobert Nimi, sculpture aux allures de jouets grandeurs natures, composée d’ampoules, de métal et de plastique, qui électrise et captive le visiteur d’un coup d’œil. Deuxième temps de l’exposition Art /Afrique, le nouvel atelier  avec l’exposition collective “Être là” qui met en lumière la création contemporaine africaine depuis les années 1980 avec un focus particulier sur l’Afrique du Sud. Une large palette de médiums artistiques, de la photographie, des installations textiles ou, entre autres, de la vidéo, au service d’un engagement social s’affirmant à travers les œuvres d’artistes confirmés, comme Jane Alexander ou William Kentridge, ou d’une nouvelle génération d’artistes prometteurs post apartheid. Enfin, dernière partie à l’étage, la Fondation Louis Vuitton réaménage sa collection et dévoile encore plus d’œuvres consacrant l’Afrique et ses artistes. Art /Afrique, le nouvel atelier, l’art africain hors des sentiers battus.

Art / Afrique, le nouvel atelier à la Fondation Louis Vuitton jusqu'au 28 août.

Dalida, une garde-robe de la ville à la scène

 

Vue de l'exposition Dalida au Palais Galliera. Crédit photos : Tiphaine Dubled / ParisBouge.com.

Le Palais Galliera nous ouvre les portes de la garde-robe d’une des chanteuses les plus populaires de France, Dalida. Une excursion privilégiée parmi les tissus et les matières qui prirent part au phénomène et à l’aura de Iolanda Gigliotti, dit Dalida. 250 tenues, de la ville à la scène, rassemblées grâce à la donation d’Orlando, frère et manager de la chanteuse. Une mise en scène chronologique qui conjugue parfaits ensembles de jeune fille et robes de gala. Ça brille, ça bouge, même si la scéno manque peut-être un peu d’entrain. Réunies par chanson, les tenues de scène se présentent sur des mannequins qui tournent sur des vinyles géants. Aux fils des extraits vidéo et des prestations de l’artiste, les vêtements prennent vie et s’animent au rythme de ses succès. Près de cinquante ans de mode vestimentaire et musicale, des années 50 au disco, Dalida, femme, chanteuse, actrice, artiste multiple a inspiré et porté les plus grands couturiers, Balmain, Carven, Nina Ricci… Une collection unique à découvrir au Palais Galliera, musée de la mode de la ville de Paris jusqu'au 18 août.

Dalida, une garde-robe de la ville à la scène au Palais Galliera jusqu'au 18 août.

ORLAN en capitales à la MEP

ORLAN 4ème Opération chirurgicale performance dite « Opération réussie », 8 décembre 1991, Paris, Manger du vivant Série « Opérations-chirurgicalesperformances » © ORLAN / ADAGP

Alors que son “corps mesure” s’expose à la Monnaie de Paris (voir ci-dessous), c’est une rétrospective grand format qui nous attend à la MEP. ORLAN nous invite à découvrir son univers à la Maison Européenne de la Photographie avec l’exposition ORLAN en capitales. “Un baiser pour cinq francs, l’œuvre la moins chère de la fiac” mais sans nul doute celle qui fera le plus parler d’elle lors de cette 4ème édition de la FIAC en 1977. ORLAN se poste face au public et vend ses baisers. ORLAN s’élance avec son corps comme médium pour transcrire son art. Un travail plastique en constante évolution qui questionne et intrigue. “Faire corps avec son art”, une œuvre sous forme de manifeste qui s’articule dans les trois temps forts de l’exposition, sortir du cadre, la chirurgie considérée comme un des beaux arts jusqu’à self hybridation qui marque “le passage de la chirurgie du corps à la chirurgie de l’image”. ORLAN en capitales, une rencontre à ne pas laisser filer, jusqu’au 18 juin 2017

ORLAN en capitales, à la Maison Européenne de la Photographie, jusqu’au 18 juin 2017.

L’Action Photographique de Michel Journiac

Michel Journiac, 24h de la vie d’une femme ordinaire. 20 ans après. La Bourgeoise. La leçon de piano, 1994 © Michel Journiac / ADAGP. Collection Maison Européenne de la Photographie, Paris.

L’Action Photographique de Michel Journiac s’illustre dans les salles de la Maison Européenne de la Photographie. Une rétrospective qui réunit plus d’une centaine d’œuvres du photographe pionnier de l’art corporel en France dans les années 1970 et 1980 et qui revient sur ses thèmes privilégiés, les Pièges, les Rituels, les Contrats et les Icônes. Une belle manière de s’immiscer dans les interrogations de Michel Journiac sur l’identité, la morale, la religion ou le sacré mises en images par une pratique variée de l’art photographique. Sans à priori, la force lyrique de ses photographies se met au service d’un questionnement du corps, objet existentiel à la fois artistique et marqueur social.

Michel Journiac, L’Action Photographique, à la Maison Européenne de la Photographie. Jusqu'au 18 juin 2017.

Pierre-Joseph Redouté, le pouvoir des fleurs

vue de l'exposition Pierre-Joseph Redouté au Musée de la Vie Romantique

Du 26 avril au 1er octobre 2017, le Musée de la Vie romantique présente “Le pouvoir des fleurs”, exposition inédite consacrée à l’œuvre de Pierre-Joseph Redouté, figure majeure de la peinture florale du début du XIXème siècle surnommé le « Raphaël des Fleurs ». Une première en France pour ce peintre botaniste qui illustra de ses aquarelles sur vélin les recueils des naturalistes les plus importants de son temps tout en collaborant à identifier et catégoriser les nouvelles plantes de l’époque importées des quatre coins du monde. Le pouvoir des fleurs, Pierre-Joseph Redouté (1759-1840), quand l’art rencontre la science au Musée de la Vie romantique.

À fleurs d'ateliers, parcours métiers d'art

Christine Coste, L'assaut, 2010. Crédit photo : Tiphaine Dubled / ParisBouge.com.

On poursuit la visite dans la deuxième partie du musée qui invite la création contemporaine à végétaliser l’espace. Telle une maison laissée à l’abandon, la nature reprend ses droits et s’invite sur les murs et mobiliers du musée. Un parcours contemporain des métiers d’art, ayant pour thème le motif floral, qui investit les espaces de la collection permanente du Musée de la Vie romantique et son jardin.

Pierre-Joseph Redouté, le pouvoir des fleurs et À fleurs d'ateliers, parcours métiers d'art au Musée de la Vie romantique. Jusqu'au 1er octobre 2017.

Trésors de l'islam en Afrique, De Tombouctou à Zanzibar

Sebastian Schutyser-Wango, Adobe Mosques in Mali series - Photo credits © Sebastian Schutyser

L'Institut du Monde Arabe part à la découverte des sociétés d'Afrique subsaharienne qui pendant treize siècles ont inspiré autant qu'ont été influencées par leurs échanges intellectuels, religieux et culturels avec le Maghreb et le Moyen Orient. Trésors de l'Islam en Afrique, une exposition majeure qui met en valeur près de 300 œuvres provenant de disciplines variées et témoignant du foisonnement artistique et spirituel de la pratique de l'Islam en Afrique subsaharienne. Un parcours chronologique qui débute au VIIème siècle autour du Sahara, lieu d'échanges et de communication entre Afrique du Nord, de l'Est et de l'Ouest, se poursuit par une immersion dans le l'architecture, les pratiques et les rites religieux et magiques et se clôt sur la diffusion de la culture arabo-musulmane par l'art et l'artisanat dans tout le continent. Trésors de l'islam en Afrique, l'occasion aussi de découvrir l'œil que portent certains artistes contemporains, tels que Rachid Koraichi, Hassan Musa ou Youssef Limoud, sur cette histoire pluriséculaire du rayonnement artistique et religieux de l'islam en Afrique.

Trésors de l'islam en Afrique, De Tombouctou à Zanzibar, à L'Institut du Monde Arabe, jusqu'au 30 juillet 2017.

 

À pied d'œuvre(s) à La Monnaie de Paris

Michel Blazy, Millesfeuilles [A thousand leaves] 1993-1994, Papier toilette rose. Vues d’exposition A pied d'œuvres à la Monnaie de Paris, mars 2017, (c) Centre Pompidou, MNAM-CCI/Philippe Migeat.

La Monnaie de Paris célèbre les 40 ans du Centre Pompidou avec À pied d'œuvre(s). Douze chapitres et autant de portes à franchir à la découverte des lectures artistiques du passage de la verticalité à l’horizontalité qui bouscule les normes de la sculpture du 20ème. Un parcours inédit dans les salles de la Monnaie de Paris, les sculptures s’échappent de leurs socles et s'interprètent à même le sol. Un retour sur plusieurs décennies de sculptures qui n'ont eu de cesse de s'émanciper des codes pour s'ouvrir vers le monde alentour, intégrer des objets du quotidien ou des matériaux bruts et se mélanger avec le paysage jusqu'à en épouser la forme. Des performances d’Orlan qui mesurent les distances de son corps et symbolisent son passage corps mesure au readymade de Marcel Duchamps, jusqu’aux rites des Terres Sacrées, un corpus d’œuvres à parcourir du 31 mars au 9 juillet 2017 à la Monnaie de Paris.

À pied d'œuvre(s) à La Monnaie de Paris, jusqu'au 9 juillet 2017.

Afriques Capitales à La Villette 

William kentridge, More sweetly play the dance 2015, exposition Afriques Capitales à La Villette.

Printemps 2016, la Villette lançait pour la première fois son festival pluridisciplinaire 100%. De retour du 23 mars au 28 mai 2017 pour sa deuxième édition, le festival est cette année entièrement dédié à l’Afrique avec 100% Afriques Festival. Un parcours à travers la diversité et la richesse des créations contemporaines de l’art africain avec un mélange de films, de performances théâtrales, de sculptures, de peintures, de photographies et d’installations sonores et vidéos. Le festival 100% Afriques présente notamment l’exposition Afriques Capitales consacrée aux grandes villes africaines. Une visite qui démarre sous la ville suspendue au-dessus de nos têtes de Pascale Marthine Tayou Fallings Houses qui nous mène jusqu’au cortège More Sweetly Play The Dance de William Kentridge. On s’arrête pour suivre Crossings de Leila Alaoui. L’artiste franco-marocaine, décédée le 18 janvier 2016 lors de l'attentat de Ouagadougou, signe ici l’une de ses dernières réalisations. Sur les pas des migrants, entre exil et réalité, un triptyque qui nous guide à travers le périple de populations subsahariennes du désert à la méditerranée. J’ai envie de rentrer mais où vais-je aller si je rentre ? J’ai envie de rester mais où vais-je rester si je reste ? J’ai envie de mourir. Un témoignage poignant sur la dureté de ces exodes forcés. À découvrir jusqu’au 28 mai à la Villette mais aussi à l'extérieur, dans les jardins du parc de la Villette, où une trentaine d’œuvres sont présentées au public dans le cadre du mois de la photo du Grand Paris.

Exposition Afriques Capitales à la Grande Halle de La Villette, jusqu’au 28 mai 2017.

Olga Picasso au Musée Picasso Paris

Pablo Picasso, Olga pensive Paris, Hiver 1923  © Succession Picasso 2017.

Le musée Picasso Paris consacre une exposition à la première épouse et muse du peintre, Olga Picasso. Portraits, photographies, effets personnels retracent la vie de cette ukrainienne, danseuse au ballet russe, qui fit la rencontre de Pablo Picasso au printemps 1917 à Rome. Une rencontre qui bouleversa la vie des deux amants et qui se raconte du 21 mars au 3 septembre au musée Picasso Paris. Un focus sur l’œuvre du peintre de 1917 à 1935, ponctué par les correspondances entre Olga et sa famille, les archives familiales, la naissance de leurs fils Paul en 1921, leur vie rue de la Boétie, les vacances en famille, jusqu'à leur séparation en 1935 et la vie d’après. 350 œuvres et autant de souvenirs qui viennent raviver leur mémoire et dessiner le portrait d’Olga Picasso.

Exposition Olga Picasso au musée Picasso Paris jusqu’au 3 septembre 2017.

Picasso Primitif au Musée du Quai Branly

 © musée du quai Branly - Jacques Chirac.photo Gautier Deblonde © Succession Picasso 2017.

Picasso toujours, le musée du Quai Branly Jacques Chirac s’associe au musée Picasso Paris et nous ouvre les portes de la collection personnelle du peintre espagnol. Art d’Afrique, des Amériques, d’Asie et d’Océanie, sculptures, totems, masques se mêlent aux créations du peintre et révèlent au fur et à mesure de l’exposition l’étroit rapport entre l’œuvre de Picasso et les inspirations qui l’entourent.

Picasso Primitif au Musée du Quai Branly, jusqu’au 23 juillet 2017.

Ciao Italia au Musée National de l’histoire de l’immigration

Moataz Nasr, Vacanze Romane, 2013, exposition Ciao Italia Musée National de l’histoire de l’immigration.  © Courtesy de l'artiste, Galleria Continua, San Gimignano / Beijing / Les Moulins / Habana.

Ciao Italia, un siècle d’immigration et de culture italienne en France (1860-1960) à l’affiche de l’exposition du Musée National de l’histoire de l’immigration. Portée par quatres questions - D'où viennent-ils ? Où se retrouvent-ils ? Que font-ils ? Que laissent-ils ? - l’exposition Ciao Italia retrace le parcours de milliers d’immigrés italiens venus fouler le sol français, du départ de leurs villes natales à leur installation en France, apportant avec eux leur savoir-faire et leur culture. De l’art au cinéma et à la religion, en passant par la gastronomie, la culture italienne rayonne au Musée National de l’histoire de l’immigration.

Ciao Italia au Musée National de l’histoire de l’immigration, jusqu’au 10 septembre 2017.

Rodin, l'exposition du centenaire au Grand Palais

Auguste Rodin, Le Penseur, grand modèle, SNBA, 1904, Paris musée Rodin, donation Rodin, 1916.

2017 célèbre le centenaire de la mort du sculpteur français Auguste Rodin. À cette occasion, le Grand Palais et le musée Rodin se réunissent pour célébrer l’œuvre du sculpteur. Rodin, l’exposition du centenaire au Grand Palais marque un retour sur l'œuvre pionnière de l'artiste qui fit entrer la sculpture dans l'ère moderne. Un parcours qui suit le processus créatif de l’artiste et qui rassemble ses pièces les plus illustres, Le Penseur, Le Baiser ou Les Bourgeois de Calais en têtes d'affiche. L’exposition, riche en propositions, nous met face aux interrogations et aux évolutions de l'artiste français. Une perpétuelle réinvention saisie par un circuit en trois étapes, Rodin expressionniste, Rodin expérimentateur et Rodin, l'onde de choc où se mêlent les sculptures d’artistes influencés par l’art fondateur du sculpteur, d’Alberto Giacometti à Sui Jianguo. Rodin, l'exposition du centenaire au Grand Palais, encore un peu plus dans la légende.

Rodin, l'exposition du centenaire au Grand Palais, jusqu'au 31 juillet 2017.

Jardins au Grand Palais

Paul Cézanne, Les pots de fleurs 1883-1887, © Adagp, Paris 2017 © Rmn-Grand Palais (musée d’Orsay) / Photo Tony Querrec

Du 15 mars au 24 juillet 2017, le Grand Palais se met au vert ! Une promenade printanière dans l’histoire de l’art immergée dans des jeux sonores et olfactifs, des effets de cadrage et d’échelle pour un voyage lyrique rythmé par des chefs d’œuvre de grands artistes, Fragonard, Monet, Klimt ou, entre autres, Picasso. Peinture, sculpture, joaillerie, une thématique abordée sous toutes les boutures. Point fort de l’exposition Jardins au Grand Palais, la scénographie qui bouscule les accrochages et nous donne à voir les jardins sous un autre angle, une autre perspective. S’illustre alors la richesse des détails, de la construction à l’entretien du jardin, une évolution contée aux coups de pinceaux. Un dialogue entre l’image fixe et le mouvement qui s’illustre au fil des bosquets. Avec en guise de bouquet final, une parenthèse contemporaine qui questionne le jardin de demain et les différentes pistes pour en définir les contours artistiques, botaniques, écologiques et sociaux. Parfait pour se mettre à l’heure d’été.

Exposition Jardins au Grand Palais, jusqu'au 24 juillet 2017.

Pissarro à Éragny, la nature retrouvée

Camille Pissarro Le jardin d’Eragny, © National Gallery of Art, Washington, Ailsa Mellon Bruce Collection.

Le Musée du Luxembourg met à l’honneur une des figures majeures de l’impressionnisme, Camille Pissarro. Un coup de projecteur sur une centaine de productions, tableaux, dessins, gravures et archives familiales qui retracent la fin de vie du peintre à Éragny-sur-Epte dans l’Oise entre 1884 et 1903. Une période de véritable foisonnement artistique, politique et intellectuel que l’artiste n’hésitera pas à représenter dans ses toiles. Découvrant les thèses anarchistes à la fin du XIXème et ayant transformé sa maison familiale en exploitation agricole collective, Pissarro intègre alors à sa peinture un mode de vie tourné vers la paysannerie et l’engagement. L’exposition revient ainsi sur cette histoire peu connue de l’artiste marquée également par la réception de ses amis artistes, Cézanne, Van Gogh, Gauguin ou encore Monet dont la demeure de Giverny n’est distante que de quelques kilomètres.

Pissarro à Éragny, la nature retrouvée au Musée du Luxembourg, jusqu'au 9 juillet 2017.

Peter Campus au Jeu de Paume

Peter Campus, Set of Coincidence, 1974, vidéo couleur, son, 13 min 24 s. Courtesy de l’artiste et de la Cristin Tierney Gallery © Peter Campus 2017

Du 14 février au 28 mai 2017, le Jeu de Paume innove en présentant la première exposition française consacrée à l'œuvre de Peter Campus, Peter Campus, video ergo sum. Pionnier avant l'heure de l'art vidéo, Peter Campus propose dès les années 1970 des installations vidéo originales en circuit fermé où le spectateur devient acteur grâce à des techniques de transmission instantanée de l'image. Le visiteur interagit avec les installations et se perçoit à travers des images déformées qui se superposent, s'éloignent, se multiplient selon sa position, comme dans ses œuvres fondatrices Optical Sockets ou Interface. Peter Campus, video ergo sum, l'occasion aussi de découvrir les travaux plus récents de l'artiste, réalisés à partir de 1996 et influencés par les nouvelles technologies tels que le numérique ou l'ultra haute définition. Une énième manière pour Peter Campus de plonger les curieux dans des mondes où les visions et les perceptions perdent leurs repères.

Peter Campus, video ergo sum au Jeu de Paume, jusqu'au 28 mai 2017.

Eli Lotar rétrospective au Jeu de Paume 

Eli Lotar, Dormeuse, Espagne, quatrième voyage, février 1936, collection Centre Pompidou, Paris, MNAM-CCI © Eli Lotar

À partir du 14 février le Jeu de Paume nous invite à découvrir l’œuvre du photographe et cinéaste français d'origine roumaine Eli Lotar. L'exposition Eli Lotar (1905-1969) rend compte par une centaine de tirages ; de documents et de films d'époque du talent, de la créativité et des passions de l'artiste. Aguerri aux techniques de la photographie moderne par Germaine Krull, il s'en démarque néanmoins rapidement pour explorer avec brio de nouveaux points de vue ou des sujets originaux. Curieux de son époque, il n'hésite pas à figer le monde urbain et industriel parisien ou les nouveaux objets qui lui sont contemporains, tout autant qu'à s'investir dans des projets collectifs en collaboration avec des artistes engagés comme le poète Jacques Prévert ou le cinéaste Joris Ivens. Eli Lotar (1905-1969) au Jeu de Paume, une épopée cinématographique et photographique à travers l'œil d'un artiste unique.

Eli Lotar (1905-1969) au Jeu de Paume, jusqu'au 28 mai 2017.

Luz dessine Albert Cohen

Un enfant juif rencontre la haine le jour de ses dix ans. J’ai été cet enfant. Albert Cohen, 1972. L'exposition Ô vous, frères humains du musée d'art et d'histoire du Judaïsme présente l'adaptation graphique par le dessinateur Luz de l'ouvrage du même nom d'Albert Cohen. Publié en 1972, ce récit retrace le traumatisme vécu par l'écrivain suisse en 1905, le jour de son dixième anniversaire, quand il est insulté de sale youpin par un camelot à Marseille. Cette découverte de l'antisémitisme sonnera comme une prise de conscience où se mélangent consternation, courroux et souffrance. Sa croyance en la fraternité humaine s'en trouvera à jamais ébranlée et, pourtant, prendra finalement les traits d'un manifeste humaniste et solidaire. L'ayant découvert dans son adolescence, Luz se saisit de ce récit autobiographique pour en délivrer une version personnelle à travers un roman graphique de 130 dessins. L'exposition présente les planches originales de l'album et rappelle l'attachement de l'ancien dessinateur de Charlie au thème de la perte de l'innocence depuis Catharsis, sa précédente œuvre qui retraçait son expérience des attentats du 7 janvier 2015.

«Ô vous, frères humains » Luz dessine Albert Cohen au Musée d'art et d'histoire du Judaïsme, jusqu'au 28 mai.

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