Christian Dior, couturier du rêve au musée des Arts Décoratifs.

La capitale culturelle renouvelle sans cesse ses murs. Photographie, sculpture, peinture, street art… Tous les arts sont au rendez-vous des expositions  à Paris. Galeries, musées et fondations mettent à l’honneur la création sous toutes ses formes. Sans plus tarder, voici les expositions à Paris à ne pas laisser filer ce mois-ci.

Hélène Delprat à la Maison Rouge

Hélène Delprat exposition à La Maison Rouge

Hélène Delprat électrise La Maison Rouge avec l’exposition I did it My Way. Bien que le sort de La Maison rouge soit d’ores et déjà scellé avec une fermeture qui se fait de plus en plus imminente, on profite de ses derniers instants pour se presser découvrir l’exposition d’Hélène Delprat. Une carte blanche où l’artiste française ne lésine pas sur une mise en scène aussi originale et ludique que lugubre. A peine passé le pas de la porte que l’on tombe nez à nez avec l’artiste, une rencontre étonnante suivie d’un mélange dantesque d’installations qui forment un univers polymorphe où s’entremêlent jeux de miroirs, peintures XXL, références cinématographiques et radiophoniques, des dessins, des photographies… Une œuvre inscrite dans la fiction mais qui ne rechigne pas à sauter le pas et à intégrer des interviews et des documentaires réalisés par l’artiste elle-même, une manière de questionner nos représentations sur la réalité, le témoignage, la mémoire et sa transmission. Focus sur Days/faire un truc par Jour blog façon journal intime réel ou rêvé, dont on ne résiste pas à prolonger la lecture une fois sortie de l’expo.

Hélène Delprat, I did it my way à La Maison Rouge, jusqu'au 17 septembre.

Animer le paysage, sur la piste des vivants

Animer le paysage, sur la piste des vivants, c’est le parcours que nous propose le musée de la Chasse et de la Nature du 20 juin au 17 septembre. Définir un sillon pour entrer dans le paysage, s’immerger dans la nature grâce aux techniques et aux instruments utilisés par les chasseurs, les agriculteurs et les écologues et explorer les relations entre humains et non humains, voilà la mission que cherchent à résoudre les artistes présentés. Des œuvres à la croisée des sciences naturelles, des sciences sociales et de l’art qui mettent en lumière un matériel récolté sur le site de Belval. Un territoire à la fois terrain de chasse, objet de recherche sur la biodiversité et lieu de résidence pour certains artistes de l’entité qui fonda le musée de la Chasse et la Nature en 1967, la Fondation François Sommer. Le visiteur, posté dès l’entrée dans le rôle d’un enquêteur, carnet de terrain à la main, s’aventure dans les salles récoltant sur son passage les feuillets accrochés aux murs. Il traque et capte les indices laissés en évidence pour résoudre sa propre investigation. L’exposition Animer le paysage, sur la piste des vivants, une belle manière de faire corps avec la nature.

Animer le paysage, sur la piste des vivants au musée de la Chasse et de la Nature, jusqu’au 17 septembre.

Christian Dior, couturier du rêve

Vue de l'exposition Christian Dior, Couturier du rêve au musée des Arts Décoratifs 

Christian Dior, couturier du rêve, un titre évocateur et si bien trouvé pour ce rêve éveillé dans lequel nous embarque le musée des Arts Décoratifs. L’exposition évènement de cet été parisien, menée avec talent par les commissaires d’exposition Olivier Gabet, directeur du musée des Arts Décoratifs, et Florence Müller, historienne, nous invite à découvrir l’univers Dior jusqu’au 7 janvier 2018.

Une rétrospective grandiose et spectaculaire qui s’élance sur près de 3000 mètres carrés habillés par plus de 300 robes de haute couture. Pensée par thématique, l’exposition prend le pari de mélanger époque et style, un mélange des genres réussi nourri d’un précieux travail d’archivage. La ligne Dior épouse une silhouette inspirante, inspirée et redessinée au fil des directeurs artistiques à la tête de la maison de couture. Yves Saint-Laurent, Marc Bohan, Gianfranco Ferré, John Galliano, Raf Simons et Maria Grazia Chiuri, autant de grands noms qui prennent part au mythe. Un hommage à Christian Dior qui ne pouvait pas passer à côté de l’amour que portait le créateur à toutes les formes d’art et aux musées. Un dialogue permanent et des sources d’inspiration dans la peinture, le design et les objets d’art qui marque la signature de la maison. Une exposition de “mode” comme il est rare d’en voir, retraçant à la fois l’histoire d’un homme et d’une maison de couture devenue légendaire.

Christian Dior, Couturier du rêve, au musée des Arts Décoratifs, jusqu'au 28 janvier 2018.

Mémoire et lumière, Photographie japonaise, 1950-2000

Ryuji Miyamoto, Kobe, après le tremblement de terre, 1995 © Ryuji Miyamoto. Collection MEP, Paris. Don de la société Dai Nippon Printing Co., Ltd.

Coup de projecteur sur la photographie japonaise de la deuxième moitié du 20ème siècle à la Maison Européenne de la Photographie avec Mémoire et Lumière, Photographie japonaise, 1950-2000. Fruit de l’étroite coopération inaugurée à partir de 1992 entre la société d’impression japonaise Dai Nippon Printing Co. et la MEP pour faire connaître une photographie japonaise peu connue en France à l’époque, l’exposition présente quelques unes des œuvres des vingt et un photographes japonais, dont Keiichi Tahara et Hiroshi Yamazaki, tous deux décédés en 2017 et auxquels l’exposition est dédiée, qui ont depuis alimenté la collection commune des deux institutions. Un vaste éventail de près de 540 tirages qui investit tous les étages de la MEP et met en lumière les regards intimistes mais engagés d’artistes sur l’histoire récente de leur pays, des traumatismes de l’après guerre au renouveau économique, social et culturel qui émerge à partir des années 1960. Un travail de mémoire à la fois personnel et collectif raconté notamment à travers les séries de Hiromi Tsuchida sur Hiroshima, travail passionnant fait de témoignages et d’objets figés dans l’instant qui se dévoilent au fil des clichés. Une identité japonaise en plein mouvement qui se dessine au gré des images de photographes dont une grande partie rayonne désormais à l’international. Mémoire et Lumière, Photographie japonaise, 1950-2000 à la MEP, quand l’art devient introspection collective.

Mémoire et Lumière, Photographie japonaise, 1950-2000, la donation Dai Nippon Printing Co., Ltd à la Maison Européenne de la Photographie jusqu'au 27 août. 

Bernard Pierre Wolff Photographies, 1971-1984

Bernard-Pierre Wolff New York, 1984 © Bernard-Pierre Wolff. Collection MEP, Paris. Don de l’auteur.

La Maison Européenne de la Photographie met à l’honneur le travail du photographe français Bernard Pierre Wolff avec l’exposition Bernard Pierre Wolff, Photographies, 1971-1984. Un peu plus de dix ans de clichés du photojournaliste qui dévoilent sa vie new-yorkaise où il fige scènes banales du quotidien et personnages marginaux et originaux, mais aussi ses voyages au Japon ou en Inde. Une œuvre qui se situe sans conteste dans la droite lignée des plus grands du genre, d’Henri Cartier Bresson à Robert Franck. Une photographie brute et sur l’instant qui ne néglige néanmoins pas une parfaite maîtrise technique. Un souci de la perfection que le photographe mit toute sa carrière durant au service d’un rendu structurant la réalité qu’il côtoyait de telle manière à la rendre universellement saisissable dès le premier regard. Bernard Pierre Wolff, Photographies, 1971-1984, une exposition à vif à la Maison Européenne de la Photographie du 28 juin au 27 août 2017.

Bernard Pierre Wolff Photographies, 1971-1984 à la Maison Européenne de la Photographie, jusqu'au 27 août. 

Ed van der Elsken, La vie folle au Jeu de Paume

Du 13 juin au 24 septembre 2017, l’extravagance envahit le Jeu de Paume avec l’exposition Ed van der Elsken. La vie folle. Consacrée au photographe et cinéaste atypique néerlandais Ed van der Elsken, l’exposition exhibe une vaste sélection des œuvres que l’artiste réalisa tout au long du XXème siècle à Paris, Amsterdam, Tokyo ou encore Hong Kong. Une vie à arpenter les rues à l’affût de personnages originaux ou marginaux saisis à l’état brut dans une recherche d’un esthétisme artistique sans fard. Mais aussi un regard unique posé sur des modes de vie anticonformistes que l’artiste a largement partagé avec ses sujets artistiques. À découvrir, ses photographies bien sûr, mais aussi, entre autres, ses livres et des extraits de ses documentaires. L’exposition Ed van der Elsken. La vie folle, un doux vent de folie souffle sur le Jeu de Paume.

Ed van der Elsken, La vie folle au Jeu de Paume, jusqu'au 24 septembre.

David Hockney au Centre Pompidou

Portrait d’un artiste (Piscine avec deux personnages), 1972 © David Hockney Photo : Art Gallery of New South Wales / Jenni Carter

Du 21 juin 2017 au 23 octobre 2017, on plonge tête la première dans les œuvres du peintre britannique David Hockney. Une rétrospective conçue comme une immersion dans les œuvres majeures du peintre, dont la série la plus connue des piscines et sa toile A Bigger Splash. À ne pas manquer !

David Hockney au Centre Pompidou, jusqu'au 23 octobre 2017.

Ismaïl Bahri Jeu de Paume

Le Jeu de Paume donne carte blanche à Ismaïl Bahri pour sa première exposition d’envergure. L’exposition “Instruments” présente quelques-uns des travaux de l’artiste vidéaste et nous surprend avec trois œuvres inédites spécialement conçues pour l’occasion. Huit vidéos où Ismaïl Bahri met en valeur les thèmes qui lui sont chers comme, entre autres, la durée, le changement, le visible ou le mystère. Un regard neuf sur les objets et les sujets du quotidien mis en mouvement pour créer de courtes intrigues et donner libre cours à l’imagination et au sens du détail de l’artiste. Une exposition en perpétuelle activité qui tente le pari de partir de l’intime pour s’émanciper vers les paysages et les lumières extérieures. Un conseil, prenez le temps d’observer Foyer, un film réalisé en 2016 au cours duquel l’artiste colle une feuille de papier blanc devant la caméra et laisse libre court à la lumière. S’ensuivent des échanges avec les passants, Que fais-tu avec ta feuille? J’en fais un film. Une chorégraphie et une poésie de l’image où s'enchaînent les nuances de blanc. À voir. Instruments d'Ismaïl Bahri au Jeu de Paume, une première grande exposition du 13 juin au 24 septembre 2017 qui en appelle d’autres.

Ismaïl Bahri Instruments au Jeu de Paume, jusqu'au 24 septembre 2017.

Portraits de Cézanne au Musée D’Orsay

Vue de l'exposition Portraits de Cézanne. Paysan en blouse bleu, Cézanne, vers 1897 ou 1900, Fort Worth kimbell Art Museum. Crédit photo : ParisBouge.com.

Le Musée D’Orsay, à l’occasion de l’exposition “Portraits de Cézanne”, nous dévoile l’artiste majeur du XIXème siècle sous un visage moins connu, celui d’un Cézanne portraitiste. Un exercice particulier auquel le peintre français consacra plus de deux cents toiles, dont vingt-six autoportraits et vingt-neuf portraits de son épouse, Hortense Fiquet. Au fur et à mesure des visages se dessinent les recherches et variations du peintre sur un même sujet ; une manière d’explorer, de nuancer ou de confirmer son style artistique et ses méthodes picturales. Un parcours chronologique qui marque ses évolutions esthétiques mais qui renseigne également sur les personnages qui ont influencé son art et ses partis pris artistiques. Pour découvrir celui que Pablo Picasso qualifiait de notre père à tous sous un nouveau jour, direction l’exposition ‘Portraits de Cézanne” au Musée d’Orsay.

Portraits de Cézanne au Musée d’Orsay, jusqu'au 24 septembre 2017.

 Le Rêve de formes au Palais de Tokyo

Annick Lesne et Julien Mozziconacci, Human Genomics I, 2017. Courtesy Annick Lesne et Julien Mozziconacci

C’est un Palais de Tokyo en pleine mutation, avec une nouvelle librairie de près de 450m2 designée par Walther König & Cahiers d’Art et un futur nouveau restaurant, Les Grands Verres (ouverture prévue autour du 17 juillet), qui nous plonge dans un monde imaginaire où l’art rencontre la science. L’exposition “Le Rêve des formes” réalisé avec l'aide du Fresnoy -Studio National des arts contemporains, une rencontre entre artistes et scientifiques qui construit un paysage où nos perceptions et nos représentations sont bouleversées par les techniques scientifiques les plus modernes. Nanotechnologies, imagerie de synthèse ou scan 3D, entre autres, se combinent et orchestrent un parcours déroutant entre des figures, des surfaces et des créatures inconnues et quasi fantasmagoriques. On y découvre ainsi Une vingtaine d’artistes contemporains qui ont perfusé leurs œuvres de concepts, de techniques et de modèles mathématiques, biologiques, physiques ou chimiques. “Le Rêve de formes”, au-delà de la rêverie, une combinaison étonnante et détonante entre art et science au Palais de Tokyo.

Exposition collective Le Rêve de formes au Palais de Tokyo, jusqu'au 10 septembre.

Derain, Balthus, Giacometti, une amitié artistique

André Derain, jeune femme pelant une pomme, 1938-1939. Buffalo, collection Albright-Knox Art Gallery © ADAGP, Paris 2017

Derain, Balthus, Giacometti, trois noms, trois figures qui résonnent dans l’histoire de l’art et une profonde amitié qui se dévoile entre les murs du Musée d’Art moderne de la ville de Paris. Au delà du simple cadre de leurs rapports humains, l’exposition du MAM tente le pari d’organiser l’exposition autour de la même fibre esthétique qui les animait. 350 œuvres retracent ainsi au fil des salles leur histoire commune, de leur rencontre dans les années 1930 aux milieux artistiques qu’ils fréquentaient en passant bien sûr par leur même attention à la réalité qui les entourait. Un parcours en huit étapes qui met en lumière les influences, les connaissances, les thématiques et les interrogations qu’ils partageaient. Derain, Balthus, Giacometti, une amitié artistique au MAM de Paris, quand l’amitié devient art.

Derain, Balthus, Giacometti, une amitié artistiqu au Musée d’Art Moderne de la ville de Paris, jusqu’au 29 octobre 2017

Medusa, les bijoux s'exposent au MAM

Anonyme (culture Quimbaya, Colombie), Ornement de nez [nariguera], 800-1200
Or © Musée du quai Branly - Jacques Chirac - © ADAGP, Paris 2017


Le bijou s’expose au Musée d’Art moderne de la ville de Paris du 19 mai au 5 novembre 2017 avec Medusa, une exposition événement dans la sphère parisienne qui met en avant plus de 400 pièces d’artistes, de bijoutiers pionniers et contemporains, de designers, de joailliers ou simplement d’inconnus de toute époque et de tout continent. On y croise les créations, parmi tant d’autres, de Cartier, Vivienne Westwood, Niki de Saint Phalle, Man Ray ou René Lalique dans un parcours articulé autour de quatre thématiques, l’identité, la valeur, le corps et le rite, qui déconstruisent chacune à leur manière les clichés et les mythes autour des bijoux. Parmi les bijoux plus clinquants, les parures du musicien Liberace, figure de Vegas dans les années 50/70, montre et bague piano (The Jewelers of Las Vegas par Mordechai Yerushalmi) couvertes de diamants brillent à côté du mythique gant en sequins du roi de la pop, Michael Jackson. L’exposition Medusa, un regard inédit sur le bijou qui dévoile néanmoins les aspects subversifs ou inhabituels des bijoux, comme dans la pièce secrète dédiée aux bijoux érotiques, à découvrir derrière un rideau noir. Medusa au Musée d’Art moderne, une exposition sur le bijou au-delà des apparences !

Medusa au Musée d’Art moderne de la ville de Paris, jusqu'au 5 novembre 2017.

La pierre sacrée des Māori

Pekapeka (pendentif). Gift of Robert Coddington, 2007.© Kura Pounamu marketing images Te Papa Museum of New Zealand Te Papa Tongarewa 

Alors que l’exposition Picasso Primitif bat son plein, le Musée du quai Branly nous embarque sur la piste de l’or vert, le pounamu en māori, plus connu sous le nom de pierre de jade, la pierre sacrée du peuple néo-zélandais des Māori. Une exposition qui présente sculptures, objets taillés et pendentifs en jade, matériau entouré de croyances et de mythes et investi par les Māori d’une force magique et divine. Une pierre noble qui incarne l’héritage et les traditions māori perpétuées de génération en génération depuis des siècles. À découvrir du 23 mai au 1er octobre 2017 sur la mezzanine Est du musée du Quai Branly.

La pierre sacrée des Māori au musée du quai Branly Jacques Chirac jusqu'au 1 octobre.

Grand Trouble à la Halle Saint-Pierre 

Alexandra Roussopoulos, Anapays II, 2015. 

Du 9 mai au 30 juillet 2017, la Halle Saint-Pierre met à l'honneur le collectif "Grand Trouble" avec l'exposition éponyme. Une trentaine de dessinateurs, sculpteurs, dessinateurs, peintres, photographes et vidéastes, invités par les douze artistes initiateurs du projet "Grand Trouble",  perpétuent l'esprit d'échange, de confrontation et de partage entre disciplines, expériences et vécus artistiques différents. Une exposition qui respecte les styles et les particularités de chaque artiste tout en les inscrivant dans une optique de décloisonnement et de dialogue entre arts pour mieux saisir les affres, les peurs mais aussi les songes et les émotions de notre époque. Le projet "Grand Trouble" continue aussi à travers un livre à son nom, ainsi que des concerts et des conférences, pour prolonger l'expérimentation.

Exposition Grand Trouble à la Halle Saint-Pierre, jusqu'au 30 juillet 2017.

Jamaica Jamaica !

Le chanteur Nitty Gritty dans la cour de King Jammy, 1985 © Beth Lesser

La Philharmonie de Paris se teinte des couleurs de la Jamaïque du 4 avril au 13 août 2017 avec Jamaica, Jamaica !, Une ode à la richesse et la variété de la musique de l'île caribéenne. Des objets, des images, des vidéos et de la musique bien sûr... Au-delà de son icône légendaire, Bob Marley, la Philharmonie remonte aux racines de l'histoire de la musique jamaïcaine, de l'esclavage à la colonisation des 18ème et 19ème siècles jusqu'aux conceptions musicales pionnières des années 1950 des ghettos de Kingston et aux musiques urbaines contemporaines. Un mix de genres musicaux célèbres, reggae, dub et dancehall, ou à découvrir, burru, revival ou mento, des grands noms comme Bob Marley ou Peter Tosh et un focus singulier sur la scène émergente jamaïcaine. L'exposition Jamaica Jamaica ! à la Philharmonie de Paris, quand la créativité musicale naît des revendications d'un peuple pour résonner dans le monde entier. Une expérience musicale à ne pas manquer !

Jamaica, Jamaica ! à La Philharmonie de Paris, jusqu'au 13 août 2017.

Art / Afrique, le nouvel atelier à la Fondation Louis Vuitton

Calixte Dakpogan, Oba, 2007. Courtesy CAAC - The Pigozzi collection

L’Afrique à l’honneur de l’exposition événement de la Fondation Louis Vuitton, Art /Afrique, le nouvel atelier. Direction le bois de Boulogne pour découvrir les trois chapitres de cette célébration. Première étape, à la découverte de l’exposition “Les Initiés” qui nous ouvre les portes de la collection d’art contemporain africain de l’homme d’affaire et collectionneur Jean Pigozzi. Quinze artistes d’Afrique subsaharienne aux techniques d’expression variées révélant une immense richesse artistique. Entre les portraits noir et blanc de Seydou Keïta, on découvre les villes miniatures de Bodys Isek Kingelez, des utopies urbaines aux univers colorés. Impossible de passer à côté des vaisseaux Station vampires de Rigobert Nimi, sculpture aux allures de jouets grandeurs natures, composée d’ampoules, de métal et de plastique, qui électrise et captive le visiteur d’un coup d’œil. Deuxième temps de l’exposition Art /Afrique, le nouvel atelier  avec l’exposition collective “Être là” qui met en lumière la création contemporaine africaine depuis les années 1980 avec un focus particulier sur l’Afrique du Sud. Une large palette de médiums artistiques, de la photographie, des installations textiles ou, entre autres, de la vidéo, au service d’un engagement social s’affirmant à travers les œuvres d’artistes confirmés, comme Jane Alexander ou William Kentridge, ou d’une nouvelle génération d’artistes prometteurs post apartheid. Enfin, dernière partie à l’étage, la Fondation Louis Vuitton réaménage sa collection et dévoile encore plus d’œuvres consacrant l’Afrique et ses artistes. Art /Afrique, le nouvel atelier, l’art africain hors des sentiers battus.

Art / Afrique, le nouvel atelier à la Fondation Louis Vuitton jusqu'au 28 août.

Dalida, une garde-robe de la ville à la scène

 

Vue de l'exposition Dalida au Palais Galliera. Crédit photos : Tiphaine Dubled / ParisBouge.com.

Le Palais Galliera nous ouvre les portes de la garde-robe d’une des chanteuses les plus populaires de France, Dalida. Une excursion privilégiée parmi les tissus et les matières qui prirent part au phénomène et à l’aura de Iolanda Gigliotti, dit Dalida. 250 tenues, de la ville à la scène, rassemblées grâce à la donation d’Orlando, frère et manager de la chanteuse. Une mise en scène chronologique qui conjugue parfaits ensembles de jeune fille et robes de gala. Ça brille, ça bouge, même si la scéno manque peut-être un peu d’entrain. Réunies par chanson, les tenues de scène se présentent sur des mannequins qui tournent sur des vinyles géants. Aux fils des extraits vidéo et des prestations de l’artiste, les vêtements prennent vie et s’animent au rythme de ses succès. Près de cinquante ans de mode vestimentaire et musicale, des années 50 au disco, Dalida, femme, chanteuse, actrice, artiste multiple a inspiré et porté les plus grands couturiers, Balmain, Carven, Nina Ricci… Une collection unique à découvrir au Palais Galliera, musée de la mode de la ville de Paris jusqu'au 18 août.

Dalida, une garde-robe de la ville à la scène au Palais Galliera jusqu'au 18 août.

Pierre-Joseph Redouté, le pouvoir des fleurs

vue de l'exposition Pierre-Joseph Redouté au Musée de la Vie Romantique

Du 26 avril au 1er octobre 2017, le Musée de la Vie romantique présente “Le pouvoir des fleurs”, exposition inédite consacrée à l’œuvre de Pierre-Joseph Redouté, figure majeure de la peinture florale du début du XIXème siècle surnommé le « Raphaël des Fleurs ». Une première en France pour ce peintre botaniste qui illustra de ses aquarelles sur vélin les recueils des naturalistes les plus importants de son temps tout en collaborant à identifier et catégoriser les nouvelles plantes de l’époque importées des quatre coins du monde. Le pouvoir des fleurs, Pierre-Joseph Redouté (1759-1840), quand l’art rencontre la science au Musée de la Vie romantique.

À fleurs d'ateliers, parcours métiers d'art

Christine Coste, L'assaut, 2010. Crédit photo : Tiphaine Dubled / ParisBouge.com.

On poursuit la visite dans la deuxième partie du musée qui invite la création contemporaine à végétaliser l’espace. Telle une maison laissée à l’abandon, la nature reprend ses droits et s’invite sur les murs et mobiliers du musée. Un parcours contemporain des métiers d’art, ayant pour thème le motif floral, qui investit les espaces de la collection permanente du Musée de la Vie romantique et son jardin.

Pierre-Joseph Redouté, le pouvoir des fleurs et À fleurs d'ateliers, parcours métiers d'art au Musée de la Vie romantique. Jusqu'au 1er octobre 2017.

Trésors de l'islam en Afrique, De Tombouctou à Zanzibar

Sebastian Schutyser-Wango, Adobe Mosques in Mali series - Photo credits © Sebastian Schutyser

L'Institut du Monde Arabe part à la découverte des sociétés d'Afrique subsaharienne qui pendant treize siècles ont inspiré autant qu'ont été influencées par leurs échanges intellectuels, religieux et culturels avec le Maghreb et le Moyen Orient. Trésors de l'Islam en Afrique, une exposition majeure qui met en valeur près de 300 œuvres provenant de disciplines variées et témoignant du foisonnement artistique et spirituel de la pratique de l'Islam en Afrique subsaharienne. Un parcours chronologique qui débute au VIIème siècle autour du Sahara, lieu d'échanges et de communication entre Afrique du Nord, de l'Est et de l'Ouest, se poursuit par une immersion dans le l'architecture, les pratiques et les rites religieux et magiques et se clôt sur la diffusion de la culture arabo-musulmane par l'art et l'artisanat dans tout le continent. Trésors de l'islam en Afrique, l'occasion aussi de découvrir l'œil que portent certains artistes contemporains, tels que Rachid Koraichi, Hassan Musa ou Youssef Limoud, sur cette histoire pluriséculaire du rayonnement artistique et religieux de l'islam en Afrique.

Trésors de l'islam en Afrique, De Tombouctou à Zanzibar, à L'Institut du Monde Arabe, jusqu'au 30 juillet 2017.

Olga Picasso au Musée Picasso Paris

Pablo Picasso, Olga pensive Paris, Hiver 1923  © Succession Picasso 2017.

Le musée Picasso Paris consacre une exposition à la première épouse et muse du peintre, Olga Picasso. Portraits, photographies, effets personnels retracent la vie de cette ukrainienne, danseuse au ballet russe, qui fit la rencontre de Pablo Picasso au printemps 1917 à Rome. Une rencontre qui bouleversa la vie des deux amants et qui se raconte du 21 mars au 3 septembre au musée Picasso Paris. Un focus sur l’œuvre du peintre de 1917 à 1935, ponctué par les correspondances entre Olga et sa famille, les archives familiales, la naissance de leurs fils Paul en 1921, leur vie rue de la Boétie, les vacances en famille, jusqu'à leur séparation en 1935 et la vie d’après. 350 œuvres et autant de souvenirs qui viennent raviver leur mémoire et dessiner le portrait d’Olga Picasso.

Exposition Olga Picasso au musée Picasso Paris jusqu’au 3 septembre 2017.

Ciao Italia au Musée National de l’histoire de l’immigration

Moataz Nasr, Vacanze Romane, 2013, exposition Ciao Italia Musée National de l’histoire de l’immigration.  © Courtesy de l'artiste, Galleria Continua, San Gimignano / Beijing / Les Moulins / Habana.

Ciao Italia, un siècle d’immigration et de culture italienne en France (1860-1960) à l’affiche de l’exposition du Musée National de l’histoire de l’immigration. Portée par quatres questions - D'où viennent-ils ? Où se retrouvent-ils ? Que font-ils ? Que laissent-ils ? - l’exposition Ciao Italia retrace le parcours de milliers d’immigrés italiens venus fouler le sol français, du départ de leurs villes natales à leur installation en France, apportant avec eux leur savoir-faire et leur culture. De l’art au cinéma et à la religion, en passant par la gastronomie, la culture italienne rayonne au Musée National de l’histoire de l’immigration.

Ciao Italia au Musée National de l’histoire de l’immigration, jusqu’au 10 septembre 2017.

Rodin, l'exposition du centenaire au Grand Palais

Auguste Rodin, Le Penseur, grand modèle, SNBA, 1904, Paris musée Rodin, donation Rodin, 1916.

2017 célèbre le centenaire de la mort du sculpteur français Auguste Rodin. À cette occasion, le Grand Palais et le musée Rodin se réunissent pour célébrer l’œuvre du sculpteur. Rodin, l’exposition du centenaire au Grand Palais marque un retour sur l'œuvre pionnière de l'artiste qui fit entrer la sculpture dans l'ère moderne. Un parcours qui suit le processus créatif de l’artiste et qui rassemble ses pièces les plus illustres, Le Penseur, Le Baiser ou Les Bourgeois de Calais en têtes d'affiche. L’exposition, riche en propositions, nous met face aux interrogations et aux évolutions de l'artiste français. Une perpétuelle réinvention saisie par un circuit en trois étapes, Rodin expressionniste, Rodin expérimentateur et Rodin, l'onde de choc où se mêlent les sculptures d’artistes influencés par l’art fondateur du sculpteur, d’Alberto Giacometti à Sui Jianguo. Rodin, l'exposition du centenaire au Grand Palais, encore un peu plus dans la légende.

Rodin, l'exposition du centenaire au Grand Palais, jusqu'au 31 juillet 2017.

Jardins au Grand Palais

Paul Cézanne, Les pots de fleurs 1883-1887, © Adagp, Paris 2017 © Rmn-Grand Palais (musée d’Orsay) / Photo Tony Querrec

Du 15 mars au 24 juillet 2017, le Grand Palais se met au vert ! Une promenade printanière dans l’histoire de l’art immergée dans des jeux sonores et olfactifs, des effets de cadrage et d’échelle pour un voyage lyrique rythmé par des chefs d’œuvre de grands artistes, Fragonard, Monet, Klimt ou, entre autres, Picasso. Peinture, sculpture, joaillerie, une thématique abordée sous toutes les boutures. Point fort de l’exposition Jardins au Grand Palais, la scénographie qui bouscule les accrochages et nous donne à voir les jardins sous un autre angle, une autre perspective. S’illustre alors la richesse des détails, de la construction à l’entretien du jardin, une évolution contée aux coups de pinceaux. Un dialogue entre l’image fixe et le mouvement qui s’illustre au fil des bosquets. Avec en guise de bouquet final, une parenthèse contemporaine qui questionne le jardin de demain et les différentes pistes pour en définir les contours artistiques, botaniques, écologiques et sociaux. Parfait pour se mettre à l’heure d’été.

Exposition Jardins au Grand Palais, jusqu'au 24 juillet 2017.

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