NFT PARTY @L'International
concert Paris

NFT PARTY @L'International

Événement publié par Laure D

date et heure

de 19:00 à 23:45

adresse

tarif

entrée libre

style

rock post rock punk

promoteur

infos

Troisième édition très en forme des cartes blanches Not For Tourists-Paris.com à l'International avec pour dézinguer l'automne: General Bye Bye, Ho Ag et Jordan... Bouillant

JORDAN

jordanmusic.free.fr


Ces gars-la sont de doux furieux. Trio post-punk parisien, Jordan balance des morceaux taillés à grands coups de guitare, tantôt acérée, tantôt saturée, aux rythmiques puissantes et dansantes, portées par un synthé qui donne une fraîcheur assez folle à des compositions qui vont à l’essentiel. En digne héritier de Fugazi, Q and not You, At the Drive in ou Robocop Kraus, Jordan ne fait ni dans la fioriture, ni dans le lisse et poli mais délivre des ambiances désarmantes, à la fois frêles et accrocheuses, flirtant aussi bien avec l’aguicheuse pop qu’avec l’instabilité de chants mélodiques éraillés. Jordan ne fait pas non plus dans la demi-mesure mais déverse en continu une fougue juvénile avec une urgence et une sincérité qui leur ont acquis une reconnaissance live au fur et à mesure de leurs tournées-marathon en Europe et en Amérique du Nord, multipliant les concerts furieusement communicatifs aussi bien sur des gros festivals que dans des squats pourris.
Après Go back to the gym kid !, premier EP moite et métallique autoproduit sur le label Motoneige et ambitieusement enregistré à Montréal derrière les consoles de Howard Bilerman (Arcade Fire, GodSpeed You ! Black Emperor) et Brian Paulson (Slint)

HO- AG

http://www.ho-ag.com/

Ho-Ag joue un mélange étrange de rock et de science-fiction de série B. Les sons utilisés incluent guitares, bass, synthés Moog, Theremin, modules électroniques et percussions. Les membres sont originaires de l'Ohio (Matt Parish, Tyler Derryberry), du Massachussetts (Eric Meyer) et de l'Alaska (Ryan Brown).
C'est un travail difficile et de longue haleine qui utilise des bouts épars de bande-sons de maisons hantées, des guitares grinçantes, des bouts de synthés, et de New Wave joués à l'envers, des restes de paroles qui traversent la musique en cahotant comme le fantôme perdu d'un vagabond paumé dans les limbes.
Ils se réunirent à Boston et sortirent en auto-production un EP hanté appelé "Pray for the Worms", mélangeant des ambiances tordues à la Tm Waits avec du noise-rock brut de décoffrage qui leur gagnèrent de nombreux fans parmi ,les mateurs de storytelling décalé et de cynisme dans l'esprit Boredoms. Ils sortirent quelques autres titres sur Mister records (qui publie Devil Music, Neptune et Animal Hospital) qui les virent s'attaquer au surf-rock atonal et au sludge brutal.
Ils signèrent finalement csur le label Hello Sir Records basé à Athens, Géorgie ( label de Maserati, Cinemechanica, et We Versus the SHark), et sortirent leur album shizophrénique et apocalyptique The Word from Pluto (qui reçut un accueil critique chaleureux aux Etats-Unis, y compris une chronique enthousiaste dans Pitchfork) en 2006. Ils retournèrent sur les lieux du crime pour sortir Doctor Cowboy, jusqu'ici leur oeuvre la plus sombre, une longue balade dans les zones irradiées aux frontières de l'indus, de l amagie vaudoue foireuse, du bellicisme manique et des la décadence mécanique ignorée.
La musique de Ho-Ag marcheà la fois à l'instinct visionnaire, au triturage de neurones et aux tripes, comme des éclats de Philip K Dick, Alban Berg et The BIrthday Party infectant la même blessure. Ce genre de Main d'Acier dans un Gant de Velours jouant de la trompette en sourdine qu'on a du mal à vraiment comprendre.

GENERAL BYE BYE

http://www.myspace.com/generalbyebye

General Bye Bye est le fruit d'une rencontre improbable. Chacun de leur côté serait certainement devenu chef d’orchestre de kantélé en Laponie, éditeur d’hommages au James Last Orchestra, chanteuse de berceuses en Islande ou bien guitariste manouche au Tadjikistan. Or, ils se sont rassemblés. Les quatre trublions établissent leur quartier général à Montreuil où ils ébauchent les plans d’une musique nouvelle qui mélange les sources et brouille les genres. Et cela sonne. Foisonne. Pop, rock, folk, à coups de guitares tranchantes à la Blonde. Redhead, de piano Rhodes effervescent et de batteries chatoyantes, General Bye Bye fabrique une musique en équilibre à l’image des voix qui s’entremêlent, fragiles et nerveuses. À l’orée du cinéma, ça sent, tour à tour, l’hiver à deux, la fibre solitaire, l’oubli voluptueux.

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