Akiyo, Voukoum
concert Paris

Akiyo, Voukoum

Événement publié par ParisBouge

date et heure

de 20:00 à 23:00

tarif

non précisé

style

zouk kompa maloya candombe

infos

Gps Ses Regie Le Plan présente : Akiyo Voukoum

Festival Villes des Musiques du Monde.

Akiyo est un groupe de musique, ses tambours résonnent à la fin des années 70 dans les rues de Pointe-à-Pitre durant le carnaval. Constitué en mouvement culturel, Akiyo entend redynamiser la culture guadeloupéenne pendant le carnaval et au-delà. Son engagement et son ancrage identitaire devient son ADN dès le début ; en lieu et place des costumes de satin et de paillettes, ils vont emmener une nouvelle écriture de leur espace-temps : ils requestionnent le corps comme un espace d’histoire, un lieu social et politique. Les masques, les costumes, les instruments sont repensés et utilisés pour parler des problématiques qui touchent la Guadeloupe. Les rythmes Saint-Jean habitent leur musique. Son nom même naît de l’interrogation du public — « a ki yo ? », « mais qui sont-ils ? ». Pionnier et doyen des « gwoup a po » (groupes à peaux de tambours), Akiyo a porté ce mouvement bien au-delà de l’archipel et demeure une référence de la résistance culturelle guadeloupéenne, des combats sociaux — dont la grève générale de 2009 — à la mémoire de l’esclavage.

Né en 1988 dans les quartiers populaires de Basse-Terre, Voukoum — « chahut, charivari, tumulte » en créole — est un mouvman kiltirèl qui se définit comme « un désordre organisé » au service d’un nouvel ordre culturel puisé dans les racines « fondal natal ». Sa devise, On Larèl On Lèspri, résume une conception de la culture nouée au mode de vie, aux us et coutumes guadeloupéens. À travers le carnaval, le mouvement a revalorisé les masques traditionnels et le retour à la musique ancestrale — la mizik a mas gwo siwo, portée par le tanbou-ka —, où la transe collective renoue avec une sacralité d’ascendance africaine. Pilier du carnaval basse-terrien depuis de nombreuses années, Voukoum a récemment fait l’objet d’un essai de l’anthropologue Flore Pavy, Voukoum, esprits rebelles du carnaval guadeloupéen (Éditions de la MSH - 2025), issu d’une thèse distinguée par la Fondation pour la mémoire de l’esclavage. Un film de François Perlier retrace son histoire ; documentaire, 52 min, 2012.

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plan 1 Avenue Louis Aragon, 91130 Ris-Orangis, France

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