Billetterie
adresse
120 boulevard Marguerite de Rochechouart, 75018 Paris, France
Afficher sur un plan
tarif
entre 35,00€ et 45,00€
style
french pop chanson french indie pop variété française french house
infos
Quand l'idée d'un album se fait jour, souvent, je ne me vois pas venir. J'avance avec deux ou trois idées en tête et je suis souvent surpris par ce qui advient. Pour Spirales, les choses ont commencé un jour de juin 2024 lors d'une promenade dans ma ville natale, Provins, en Seine-et-Marne. Je venais de traverser un jardin public où, enfant, je me rendais souvent avec ma mère. Un texte est alors apparu, faisant se télescoper ces promenades d'enfance et le moment que je vivais. J'avais déjà écrit des chansons sur l'enfance, mais la façon d'aborder le sujet me semblait ici différente, moins chargée de pathos. Le morceau qui en a résulté, La roue du Jardin Garnier, a ainsi donné le la du disque.
J'avais jusqu'ici pris la chanson comme un terrain surtout fictionnel, avec peu d'autobiographie ; le précédent album studio, Le monde réel (2022), parlait beaucoup de l'époque, d'écologie, avec une certaine distance. Ce jour-là à Provins, je compris que j'avais envie de revenir au centre du jeu, en célébrant des épiphanies vécues sur les lieux de ma jeunesse. Provins, donc, et Nantes, essentiellement.
Provins, où les amitiés ont la vie dure : en témoignent notamment les chansons Un jour j'ai disparu et Évanoui, où, après des décennies de silence mutuel, l'amitié refait surface. De même avec 39 rue Sainte-Croix, où un retour au pays fait se croiser souvenirs et retrouvailles. Nantes, avec l'évocation dans Picasso y los Simios d'une époque, le milieu des années 80, via un groupe resté local. Ou avec Mark, hommage à Mark Long, défunt chanteur de The Opposition, groupe que j'idolâtrais adolescent, qu'un concert partagé sur une scène nantaise me permit de côtoyer.
D'autres lieux traversent les chansons de l'album, tels que La rue des Flandres, où une déambulation dans une ville du Nord prend là aussi un caractère d'épiphanie, avec la tentative de retranscrire le déroulement d'une pensée en temps réel ; de même dans La brique orange, elle aussi issue d'une marche nocturne, sur une plage normande. Épiphanie encore, mais amoureuse cette fois, avec Apparaître sur le quai, où la vision de la femme aimée déblaie un paysage mental jusqu'alors confus. Se raconter n'induit pas que le reste du monde n'existe pas. Bromure et Coltan sont ainsi apparues en cours d'écriture, chansons à thème, sur le virilisme du pouvoir pour la première, et sur le prix de nos addictions numériques pour la seconde. Le particulier et l'universel se rejoignent par ailleurs sur Shining à 12 ans, évocation d'un trauma d'enfance mêlée à un constat contemporain sur les écrans.
Et la musique, dans tout ça ? Au diapason des textes, plus terrienne et incarnée, avec le retour de la guitare électrique au premier plan. Est-ce dû au fait de me replonger dans ma jeunesse, de réécouter certains disques de pop rock indé de la fin des années 80, du début des années 90 ? Sans doute. Manière aussi de donner un peu d'aspérité et de rugosité à ce retour sur soi. Le fait d'être en tournée trio durant l'écriture a également influé, renforçant le désir d'insuffler à l'enregistrement l'intensité du live : à mes deux camarades Sébastien Boisseau (contrebasse) et Julien Noël (claviers) s'est adjoint Étienne Bonhomme (batterie), tous déjà présents sur l'album studio précédent. Nous avons arrangé ensemble les chansons. J'aime à penser que la réunion de nos 4 mondes musicaux, avec nos références multiples, de la new wave anglaise et française au jazz contemporain, de la pop seventies au son motorik hérité de la scène allemande des années 70, infuse dans notre son commun. Un son organique, où le plaisir du jeu et la volonté de ne pas tout raboter numériquement sont déterminants.
Pour capter ce son, un retour aux sources en banlieue nantaise, logique compte tenu du projet initial : le Garage Hermétique, où, 35 ans plus tôt, je mixai mon premier album, La fossette. Le studio s'est depuis étoffé, et y officie désormais Pierre Le Gac, réalisateur de toutes les prises et de tous les mixes de l'album.
Dans le morceau La terre à personne, il est question de spirales. Lorsqu'il m'est apparu, le mot m'a interpellé. Il désigne, en géométrie et au singulier, une courbe plane décrivant des révolutions autour d'un point fixe en s'en éloignant. Je me suis dit que c'était une métaphore possible de ce qui se trame dans l'écriture de chansons. A fortiori de celles axées sur des souvenirs jouant, comme tout souvenir qui se respecte, à se dérober.
Dominique A est né le 6 octobre 1968 à Provins (77), où il passe son enfance et son adolescence, jusqu'à son arrivée à Nantes à l'âge de 15 ans. Spirales est le nouvel album studio (16 titres) et le 15e de sa discographie : une énergie et une esthétique plus brute, plus rock, et des chansons aux textes autobiographiques, universels et actuels. Sortie le 9 octobre 2026 sur le label Cinq7 / Wagram Music. En tournée dans toute la France à partir de février 2027, à La Cigale (Paris) le 24 mars 2027.
0 participant
Commentaires

