adresse
tarif
non précisé
Contact
infos
Le 10 avril 2026 à 8h00, le Musée d’Art Moderne de Paris présente une rétrospective de l’œuvre de Brion Gysin.
Né en Grande-Bretagne en 1916, Brion Gysin est un artiste protéiforme, peintre, poète, performeur, photographe et musicien souvent associé à la Beat Generation. Inventeur du Cut-up et de la Dreamachine, son œuvre se déploie à l’intersection de la peinture et de l’écriture, mobilisant une gamme variée de langages plastiques. Passionné d’altérité et arpenteur des marges, Brion Gysin sillonne le monde et fréquente les mouvements alternatifs et underground. Ses pérégrinations l’amènent à côtoyer des milieux créatifs et intellectuels divers. Nourrie de ces rencontres, sa pratique s’est exprimée à travers des formes telles que la poésie sonore et visuelle, le cinéma expérimental, la performance, le roman et la musique, sans oublier la peinture et la photographie.
L’exposition retrace les grandes étapes de ce parcours, qui traverse les avant-gardes du XXe siècle, et montre, en contrepoint, les œuvres d’artistes dont il a été proche ou qu’il a inspirés : William Burroughs, Françoise Janicot et Bernard Heidsieck, John Giorno, Keith Haring, Patti Smith, Ramuntcho Matta. Elle témoigne également des liens qui unissent Brion Gysin à Paris, où il a vécu une grande partie de sa vie. Il y séjourne dans les années 1930 lorsqu’il est étudiant à la Sorbonne. Au tournant des années 1960, il fréquente les artistes de la Beat Generation au Beat Hotel (9, rue Gît-le-Cœur, Paris 6e). À partir du milieu des années 1970 jusqu’à son décès en 1986, il s’installe dans un appartement situé face au Centre Pompidou. Peu avant sa mort, il fait de la Ville de Paris son légataire universel.
L’exposition, constituée de plus de 140 œuvres de l’artiste, est bâtie sur la collection Gysin du Musée d’Art Moderne de Paris, que viennent compléter des prêts issus de collections publiques et privées, en France et à l’étranger.
L’exposition propose un cheminement à travers les grandes étapes du parcours créatif de cet artiste. Elle s’ouvre sur un choix d’œuvres illustrant son intérêt pour le rêve, le surréalisme et les effets des drogues sur l’esprit. Elle se poursuit en montrant l’impact qu’ont eu sur lui les principaux lieux de ses voyages à travers le monde. Elle aborde ensuite les différentes facettes de son processus créatif : le Cut-up et les permutations ; le dessin, l’écriture et la calligraphie ; la Dreamachine ; les différentes formes du jeu et de la performance ; ses incursions dans les territoires de la magie et l’effet qu’il a eu sur ses contemporains ; enfin l’utilisation de la photographie comme signe de son rapport à la réalité et du photomontage comme révélateur de sa présence au monde.
L’exposition met en lumière les dimensions et potentialités du Cut-up, une technique que Brion Gysin découvre à l’automne 1959, au Beat Hotel à Paris. Cette technique est une reviviscence dadaïste consistant à couper dans un texte et à réarranger les morceaux de façon aléatoire. L’exposition permet également de saisir la place centrale qu’occupe, dans l’œuvre et l’imaginaire de l’artiste, la Dreamachine, cylindre rotatif pourvu de fentes et d’une ampoule en son centre. La rotation du cylindre fait que la lumière émise par l’ampoule traverse les fentes à une fréquence particulière ayant la propriété de plonger le cerveau dans un état de détente et de procurer des visions à l’utilisateur, lorsque celui-ci regarde la Dreamachine les yeux fermés, à travers ses paupières.
Tout au long du parcours, l’accent est mis sur la dimension multimédia de sa production artistique et sur le dialogue qu’il a entretenu avec des œuvres d’autres artistes, antérieurs ou contemporains (Victor Hugo, Henri Michaux, René Laubiès, Mohamed Hamri).
0 participant
Commentaires
