Le cri pour la planète, hommage à Frans Krajcberg, Volet II : Le feu et l'air
Événement publié par Espace F
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exposition art contemporain nature brésil photo
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Après la terre et l’eau, hymne à la vie et à la reconstruction après la guerre, l’exposition consacrée au feu et à l’air montre comment ces éléments ont laissé une empreinte profonde dans l’oeuvre de Frans Krajcberg. Ils marquent un tournant décisif dans son parcours artistique, qui devient dès les années 1970 un engagement militant en faveur de la préservation de la Planète.
Pionnier, Frans Krajcberg dénonce les dangers que l'Homme impose à la Nature. Témoin direct des incendies qui ravagent le Mato Grosso et l'Amazonie, il photographie la forêt en flammes, pour montrer l’ampleur du désastre et l’urgence d’une prise de conscience. Sur les terres dévastées, l’air porte les dernières étincelles et propage la désolation. « Je ne sais pas écrire, je ne suis pas un politicien... Je dois trouver l'image qui caractérise mon cri de révolte. La photo m'a aidé à capter le moment de la beauté, de la destruction, à enregistrer ce qui disparaît... »
Les flammes qui l’entourent réveillent les blessures profondes laissées par la découverte des camps nazis où toute sa famille a disparu durant la seconde guerre mondiale. La folie humaine est de retour ! Très vite, la photographie ne lui suffit plus.
Pour que son message résonne avec plus de force, Frans Krajcberg puise une fois de plus dans les éléments naturels qui l’entourent. La beauté des arbres brûlés le fascine. Il doit leur redonner vie : ses « totems », fais de bois calcinés, portent son "cri" à travers le monde. Ils deviennent monumentaux pour refléter avec force l’urgence d’une prise de conscience.
Son œuvre photographique complète ce travail entre dénonciation et espoir, car son «troisième œil » est indispensable pour capter la renaissance, la vie qui repart sur le sol dévasté, la pousse d’un rejet au milieu des cendres, la fleur fragile qui marque la renaissance.
« Je ne pense pas faire des sculptures. Quand je trouve une forme, c'est mon cri, c'est moi. Les arbres que je montre sont des arbres morts que je retravaille, pour leur donner plus de force. » Frans Krajcberg, Libération, 1996
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