Festival ZOOM à Théâtre Ouvert #7 Cathédrale des cochons
Événement publié par Théâtre Ouvert C N D C
adresse
tarif
6
style
contemporain
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D’une prison haïtienne, une voix s’élève. Elle scande, dans une seule longue phrase, les malheurs du pays : pauvreté, famine, catastrophes naturelles, pouvoir corrompu, église hypocrite.
C’est un cri. Un poème dramatique qui ne cherche pas l’esthétisation de la misère et de la violence politique, car le poète les vit, du fond de son cachot de Port-au-Prince. Sa parole emprisonnée résonne d’autant plus qu’on l’a bafouée, empêchée, retenue. Éminemment théâtral par son oralité et son rythme, un poème partition pour un homme au souffle long, comme pour un chœur puissant.
Jean D’Amérique pousse ce cri en écho à d’autres confrères et consœurs poètes emprisonné·e·s d’hier et d’aujourd’hui : Federico García Lorca, Aslı Erdoğan, Nâzım Hikmet… et la force de son verbe rejoint la subversion de Jean Genet et l’allant d’Aimé Césaire.
Texte, mise en espace et jeu
Jean D’Amérique
Musique (guitare)
Lucas Prêleur
Regard extérieur
Céline Ohrel
Création lumière et son
Baptiste Galais
Crédit photo : ©DR
PRODUCTION Comédie de Caen — CDN de Normandie
Texte sélectionné par les comités de lecture de Troisième Bureau, du conservatoire de Lyon et de la Comédie de Caen. Lauréat de l’Aide nationale à la création d’Artcena et du Prix Jean-Jacques Lerrant des Journées de Lyon des Auteurs de Théâtre en 2020.
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