Concert | Abir Nasraoui : « Habiba Msika, Oulaya, Saliha, ces divas tunisiennes qui inspirent »
Événement publié par Sophie P
adresse
Institut du Monde Arabe - musée
1 Rue des Fossés Saint-Bernard, 75005, Paris, France
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tarif
20
style
contemporaine des formes traditionnelles de la musique arabe
promoteur
infos
« ... Je suis arrivée devant La Rachidia... je suis entrée... et là, je l'ai trouvé assis, coiffé de sa chechia rouge et serrant dans ses bras son oud : le Maître Khemaïs Tarnane, le père de la musique tunisienne... il m'a souri... assises à sa droite Habiba Msika et juste à côté Oulaya et à sa gauche Saliha... il m'a regardée et dit : viens t’asseoir ! … », se souvient Abir Nasraoui.
Par ses créations, la chanteuse et musicologue franco-tunisienne Abir Nasraoui poursuit une relecture contemporaine des formes traditionnelles de la musique arabe. Elle les confronte à d’autres cultures ou disciplines et en bouscule quelques tabous. Après avoir accueilli Tango Aravi (2012), sa rencontre entre maqam et tango et Au cœur du soufisme (2016), où un ensemble féminin s’appropriait les chants de confréries masculines, Abir Nasraoui revisite la musique, les chansons et la vie de trois figures féminines qui ont marqué l'histoire de la musique tunisienne tout en dévoilant ses rêves, ses bonheurs et ses douleurs...
Elle conçoit un spectacle pluridisciplinaire – musique, chant, théâtre et vidéo – qui rend hommage aux chanteuses Habiba Msika, Oulaya et Saliha : trois divas tunisiennes du XXe qui ont fondé l’histoire de la Tunisie et de ses musiques.
Habiba Msika, femme libre et artiste engagée fut adulée et fit scandale dans les années 1920. Saliha dont la carrière inespérée s’envola lorsqu’elle devint deux décennies plus tard l’égérie de La Rachidia, première institution musicale de Tunisie où se forma également Oulaya, qui a dominé la chanson tunisienne des années 60 avant d’étendre sa renommée au reste du monde arabe. Habiba Msika, Oulaya et Saliha ont profondément marqué l’histoire de la Tunisie et de ses musiques et sont considérées comme des figures pionnières de l’émancipation féminine au cœur du monde arabe.
A travers le chant stupéfiant d’Abir Nasraoui, l’inventivité savante du violoniste Zied Zouari (Bojan Z, Khaled, Zied Zouari Trio, Sylvain Luc), la maîtrise novatrice du guitariste Ghassen Fendri, (Sound(E)scape), la mise en scène subtile de la metteure en scène libanaise Nancy Naous, la vidéo de Sarah Sraje, les lumières de Célia Idir et la traduction de Jamila Guizani le spectacle retrace les destins hors normes de ces trois icônes, leurs liens avec l’histoire de la Tunisie et souligne le caractère intemporel de leurs répertoires.
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