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Plein 14 € Réduit 10 €
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contemporain
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Guantanamo des tortures, mise en scène pour le Théâtre National de Rome en 2007, a été le premier texte théâtral Italien, qui a abordé le sujet du camp de détention pour « combattants ennemis » (selon les termes du gouvernement Bush) de Guantanamo. Quarante-deux personnes de nationalités différentes, soupçonnées d'actes terroristes contre les États-Unis et, accusées d'appartenir au Jihad Taliban et à Al-Qaeda. Séquestrés pour un temps indéterminé au Camp Delta dans la base navale de Guantanamo, un emplacement militaire illégal à Cuba et maintenu par les Etats Unis, contre la volonté du peuple cubain. Camp Delta est l'enfer, au sein duquel, les prisonniers sont traités comme des « ennemis illégaux » et non comme des prisonniers de guerre, tels que le prévoit la Troisième Convention de Genève. Ceux-ci sont victimes de tortures atroces et d'abus en tous genres, qui leur arrachent, jour après jour, leur dignité.
En 2006, les deux principaux financeurs du parti républicain, KBR (société qui a fait fortune avec l’US Army pendant la seconde guerre mondiale) et Halliburton (le géant du pétrole), ont recu une nouvelle adjudication de 385 millions de dollars pour la construction de nombreux centres de détention. Pour faire face à de soit-disantes urgences nationale. Chacun compte plus de cinq mille places. C’est sans surprise, quand on sait que KBR-Halliburton a déjà reçu des financements à l’occasion des tristement célèbres guerres du Vietnam, du Golfe, en Somalie et du Kosovo. Et pourquoi ? La raison est simple : Dick Chaney, secrétaire de la défense sous le gouvernement Bush père, en a été l'administrateur unique jusqu'au début des années 2000. Ainsi, KBR-Halliburton, malgré l'effarement du monde entier, continue à produire d'importants bénéfices : un mécanisme pervers, qui rappelle encore une fois, combien la mort peut produire de richesse.
J’ai pensé écrire Guantanamo des tortures, suite aux épisodes
des tortures d’Abou Grhaib en 2004, diffusées par toutes les télévisions du monde. Après avoir vu les photos de détenus irakiens torturés et humiliés par des militaires américains, j’ai décidé de faire plus de recherches. J’ai découvert l’existence du camp de détention de Guantanamo, dont les journalistes, n’avaient selon moi, pas assez parlé. Pendant deux ans, j’ai lu des milliers de pages sur ce lieu et ce qu’il s’y passait et j’ai finalement commencé à écrire le texte. Mon désir est de faire connaitre aux gens cette horrible réalité. Surtout, je ne veux pas faire une représentation des faits, mais plutôt, transmettre au public la sensation réelle de cet endroit. Le sentiment d’impuissance des prisonniers et le vide angoissant du lieu. Ce qui m’a le plus touché lors de la première représentation en Italie, ca était la réaction du public à la fin du spectacle. Ils étaient comme dans une bulle… comme s’ils avaient vécu quelque chose d’irréel... qui n’appartient pas aux humains. Claudio Giova
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