adresse
Fondation des États-Unis - salle de concert, galerie d'art
15 boulevard Jourdan, 75014, Paris
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tarif
Gratuit
style
musique classique
promoteur
infos
On sait à quel point les compositeurs français dits “impressionnistes” Claude Debussy et Maurice Ravel furent influencés par les débuts du jazz et du ragtime dans les années 1900. En revanche, on parle sans doute moins de l’influence qu’ont été Debussy et Ravel eux-mêmes sur les musiciens de jazz. Le programme de ce concert a pour but de présenter les liens de réciprocité entre musique française et musique américaine, l’une contribuant à l’expansion du langage harmonique classique et l’autre se positionnant à la frontière entre jazz et classique.
Lorsque le jeune Ravel compose ses Miroirs en 1904, Debussy est déjà un compositeur mature au sommet de sa carrière. Ravel fut sans doute influencé par son aîné, même si son langage demeure tout à fait unique. Les Miroirs de Ravel et les deux livres d’Images de Debussy furent composés à peu près au même moment au début des années 1900. Ces deux cycles de pièces ont révolutionné l’écriture pianistique et forment deux piliers majeurs dans le répertoire pour piano. A travers divers points de rencontre et d’oppositions, ces oeuvres représenteront ici les innovations pianistiques de ce début de siècle.
Mais d’autres connexions peuvent être établies encore… Le programme inclut une courte pièce du pianiste virtuose américain Earl Wild, né en 1915, soit quelques années avant la mort de Debussy. Wild s’est non seulement fait connaître en tant que brillant interprète de Liszt et de Rachmaninov, mais aussi à travers une production immense d’ingénieuses transcriptions pour piano révélant son goût pour le jazz et l’improvisation. Nombreuses de ces transcriptions rendent hommage à George Gershwin; c’est le cas de cette Grand Fantasy on Porgy and Bess, qui emprunte les thèmes de l’opéra de Gershwin au sein d’une envolée jazzy, virtuose et improvisée.
Quant à Gershwin, il est parfois difficile de le cataloguer — classique ou jazz ? Une multitude d’éléments de son langage musical proviennent du classique, et pourtant sa musique “sonne” comme du jazz… En ce sens, le programme présentera ici des pièces plus populaires telles que des extraits du Songbook (qui est tout simplement un recueil de transcriptions faites par Gershwin lui-même de ses chansons, connues et bien-aimées du grand public en 1932) ainsi que des pièces “sérieuses” telles que les Préludes de 1926. En nommant ainsi cette dernière pièce, Gershwin choisit de se placer naturellement dans la continuation d’autres compositeurs classiques avant lui : Bach, Chopin, et bien sûr Debussy.
Plus d'informations sur l'artiste et le programme : http://fr.feusa.org/mathilde-handelsman/
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