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20€
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Théâtre contemporain
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Wolfgang de Yannis Mavritsakis
traduit du grec par Dimitra Kondylaki et Emmanuel Lahaie
mise en scène de Laurence Campet
Du vendredi 5 au vendredi 12 décembre 2014
Les lundis, mercredis et vendredis à 20h30,
Les jeudis et samedis à 19h,
Les dimanches à 17h.
Relâche les mardis.
Durée estimée du spectacle : 1h50
WOLFGANG : L’amour, ça devrait être autrement…
Il faudrait pouvoir distinguer quelqu’un… Le choisir entre tous les autres et rester avec lui pour toujours
Dans une banlieue pavillonnaire aseptisée, où les haies sont comme taillées au couteau, où l’idéal de vie familiale « petit-bourgeois » demeure brandi comme un étendard, même si plus personne n’y croit, Wolfgang rêve d’un amour absolu et éternel. Mais entre des valeurs archaïques transmises par des ancêtres écrasants ou dénaturés et un idéal social étriqué, Wolfgang ne trouve comme issue à son désir que l’enlèvement d’une enfant. Et, sous couvert d’amour fou, il endosse naïvement le rôle du dictateur.
S’inspirant d’un fait divers notoire, Yannis Mavritsakis donne la place du protagoniste au tortionnaire. Et il convoque dans le quotidien les fantômes d’Hamlet et de Prométhée pour tendre un miroir à notre monde en crise. Ecrasé par un père omniprésent, symbole d’une hérédité insidieuse et envahissante, qui ne laisse jamais à l’autre la place de grandir, Wolfgang n’a pour horizon qu’un mode de vie standardisé et hypocrite qui ne satisfait pas ses aspirations romantiques. La Grèce, à qui on ne cesse de rappeler sa glorieuse et enviable ascendance, se heurte aujourd’hui à une Europe libérale et angélique, qui feint de croire que son modèle économique est le bon, que nous avons tous les mêmes besoins, et que les mauvais élèves devraient mieux consommer pour être sauvés.
On a pu croire que le mythe s’inspirait d’une réalité pour la magnifier. On fait ici le chemin inverse, comme si on retombait du mythe dans la réalité ; et celui-ci ne nous aide plus à vivre, et la réalité est laide ; comme un mauvais réveil ; comme si on nous avait fait croire que nous étions des dieux alors que nous ne sommes que des hommes.
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Théâtre de l’Atalante
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