Expo DAVID KAKABADZÉ – PASSAGES
exposition Paris musée et fondation

Expo DAVID KAKABADZÉ – PASSAGES

Événement publié par ParisBouge

adresse

Musée Maillol - musée

61 rue de Grenelle

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tarif

9 €

infos

Exposition rétrospective organisée à l’occasion du 125e anniversaire de l’artiste, dans le cadre du programme de rapprochement entre la Géorgie et l’Union Européenne, avec le soutien du Ministère de la Culture et de la compagnie de télécommunications Silknet.

DAVID KAKABADZÉ (1889-1952), est un artiste avant-gardiste géorgien, peintre, dessinateur, décorateur de théâtre et de cinéma, théoricien de l’art et inventeur. Il est l’un des premiers peintres géorgiens qui contribua au rapprochement de l’art géorgien avec le mouvement moderniste international.

Parallèlement à ses études d’histoire naturelle à la faculté de physique et de mathématiques de l’université de Saint-Pétersbourg, il continue son instruction dans l’atelier de peinture de Dmitriev-Kavkazski. Cet enseignement scientifique renforce son intelligence rationnelle et lui permet de s’affirmer en tant que théoricien, savant, peintre et artiste. À Saint-Pétersbourg, il s’intéresse fortement aux tendances modernes de l’art. En 1919, il part pour Paris. Au coeur de la civilisation, il perçoit l’époque qu’il nomme “une époque de machinisme et de cinématographie”.
Il continue en France ses expériences modernistes et expérimente le cubisme, le futurisme et l’abstraction. En 1921 il est l’un des premiers peintres à créer une série d’oeuvres abstraites en utilisant des formes organiques, embryonnaires et biomorphiques. Il étudie la technique de stéréo cinéma sans lunettes, crée une installation cinématographique et reçoit
des brevets de différents pays (France, Grande- Bretagne, Danemark, Belgique, Italie, Espagne, USA, Allemagne, Hongrie etc.)

Il matérialise son intérêt pour l’effet de la 3D avec des collages en utilisant la technique de la détrempe, le métal, les lentilles optiques et les ampoules électriques. Le refl et des matériaux optiques crée ainsi l’effet tridimensionnel recherché, ce qui en 1920 était une nouveauté très intéressante. En 1926 à New York, au Musée Brooklyn, la Société Anonyme de Katherine Dreier, Marcel Duchamp et Man Ray organise une exposition internationale d’art moderne, où étaient présentées 16 aquarelles (1921) de Kakabadzé et son unique sculpture Z – poisson transpercé (1925).

Kakabadzé travaille également comme peintre au théâtre et au cinéma, et poursuit simultanément des recherches sur l’archivage des monuments architecturaux géorgiens. Grâce à cette entreprise, des photographies, puis des films documentaires sont réalisés sur les monuments géorgiens. Mais le gouvernement soviétique n’étant pas favorable à cette initiative, tous ces documents furent détruits.

À son retour en Géorgie, David Kakabadzé est nommé recteur et professeur à l’Académie des arts de Tbilissi. En 1940, accusé de formalisme, il est exilé et ses créations interdites. Il n’a alors plus la possibilité ni de travailler comme peintre, ni comme enseignant ou savant, ni même comme professeur de français.

David Kakabadzé meurt en 1952 d’un infarctus.

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