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Pour François Lagarde, la photographie est un acte féminin. Comme l’appareil, il semble recevoir vers l’intérieur, la personne et sa lumière. Tout l’inverse d’un tir. Faire un portrait était un acte fort, troublant, qui peut aller au fond de l’être, mais pour se révéler il nécessite le retrait.
En 1968, François Lagarde suit des études à l’Institut d’art et d’archéologie, où il rencontre le brillant Gérard Lemaire et l’adorable pacifiste Alain Pacadis.
L’époque, brutale et sauvage, plonge le trio d’amis dans l’immense chaos salutaire où voyagent leurs utopies : pillage de bibliothèques, vols, grèves et occupations du rectorat de la Sorbonne.
Dès le début des années 1970, François Lagarde rencontre tous les amis de Gérard-Georges Lemaire qu’il va avoir la chance de photographier: Christian Prigent, Bernard Lamarche-Vadel, Valère Novarina, Jean-Noël Vuarnet, Gérard Julien-Salvy entre autres.
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