Identités en mouvement – cinq voix samies contemporaines
Événement publié par ParisBouge
adresse
tarif
Entrée libre
infos
Exposition accessible du mardi au dimanche
Qu’est-ce qu’être Sami aujourd’hui ? Comment transmettre l’histoire et l’héritage d’une culture longtemps opprimée, sans pour autant avoir recours à ses modes de représentation traditionnels ?
Existant depuis des millénaires, le peuple sami est le peuple autochtone de la partie la plus septentrionale de l’Europe. Organisée en collaboration avec Bildmuseet-Université d’Umeå [le musée des Beaux-arts d’Umeå], à l’occasion d’Umeå, Capitale européenne de la Culture 2014 (aux côtés de Riga), l’exposition présente cinq artistes contemporains d’origine samie dont les œuvres, si elles se réfèrent toutes au peuple sami, proposent autant de manières d’en aborder l’histoire, la culture et l’actualité.
La douleur peut-elle se transmettre, de génération en génération ? S’appuyant sur les études de l’Institut de biologie raciale réalisées sur les Samis au début du 20e siècle, Katarina Pirak Sikku rejoue un épisode sombre de l’histoire suédoise interrogeant la notion universelle d’héritage.
Le nouveau film de Liselotte Wajstedt nous entraîne quant à lui sur les pas d’une adolescente venant d’un petit village sami. Durant le voyage, Jorinda affronte une tempête de neige et meurt presque de froid. Mais le véritable ennemi est en elle-même… S’inspirant d’un livre d’Ann-Marie Ljungberg, Le voyage à Kautokeino, le film fait aussi référence à un scandale récent à propos de jeunes filles sexuellement abusées dans cette région.
D’une grande expressivité, les compositions d’Anders Sunna mettent en scène les rapports conflictuels entre le peuple sami et les autorités provinciales. Peintre de formation, il combine différentes techniques qui, du collage aux effets de transparence, contribuent à dynamiser l’ensemble.
Enfin, c’est dans une perspective plus anthropologique qu’historique que Joar Nango et Silje Figenschou Thoresen, architecte et artiste, ont constitué un fonds iconographique d’objets et de créations architecturales vernaculaires de cette région. Témoignant d’une capacité à comprendre l’environnement dans lequel on se trouve et à improviser avec ce qu’on a sous la main, ces artefacts contemporains seraient ainsi issus d’une tradition pragmatique, caractéristique du mode de pensée indigène. Tout en servant de support à une réflexion sur le concept d’« indigénuité », The Indigenuity Project attire notre attention sur une culture en voie de disparition.
0 participant
Commentaires
