A la plume, au pinceau, au crayon : dessins du monde arabe
exposition Paris musée et fondation

A la plume, au pinceau, au crayon : dessins du monde arabe

Événement publié par ParisBouge

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-

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8€

style

dessin

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Le musée de l’IMA présente une exposition inédite sur le dessin dans le monde arabe. A découvrir, une centaine d’œuvres issues de sa collection, récemment enrichie de la donation Claude & France Lemand. Ces dessins, pour la plupart figuratifs, datent du XIe siècle à nos jours, certains sont exposés pour la première fois.

Dédier une exposition au dessin, c’est donner à (re)découvrir l’immense diversité d’un art tantôt monochrome, tantôt excessivement coloré, tantôt figuratif, tantôt informel, voire « abstrait » tel qu’on le qualifierait en Occident.

Pour donner la mesure de l’ancrage du dessin dans le monde arabe, le parcours se déploie sur trois des quatre niveaux du musée. Il inclut, outre les œuvres modernes et contemporaines de trois générations d’artistes, des dessins exécutées entre le XIe au XVIe siècle sur divers supports : papier (en feuille – mentionnons ceux d’époque fatimide trouvés à Fustât en Egypte – ou dans un manuscrit), cuir, textile ou céramique.

Dans le monde arabe, le dessin, qu’il soit ou non figuratif, n’est pas nécessairement soumis à une influence de l’Occident. Contrairement à la peinture de chevalet – une nouveauté apparue au XIXe siècle –, sa pratique y a été constante et s’appuie sur l’excellence des arts du livre, dont l’essor débute un millénaire plus tôt.

Faut-il rappeler que le papier est parvenu en Occident par l’intermédiaire du monde arabe ? Or, dans ce monde, le papier a constitué un support privilégié de l’expression de la pensée aussi bien religieuse (texte coranique, exégèse, droit musulman) que scientifique et littéraire. Il a permis aux sciences dites « arabes », car elles s’exprimaient dans cette langue, de prendre leur essor et de connaître une large diffusion. Les premières représentations figuratives connues (hormis les dessins de Fustât déjà mentionnés) apparaissent dans les traités manuscrits de sciences et de mécanique au XIe siècle.

Dans l’art du dessin, la « rencontre » avec l’Occident n’est donc pas synonyme de rupture, technique ou stylistique, mais au contraire de continuité historique. L’art de la calligraphie et celui de l’enluminure, figurative ou non, continuent à irriguer l’art du dessin des artistes d’origine arabe, en plus d’une formation, pour certains d’entre eux, en Occident ou dans les Écoles des beaux-arts implantées dans certains pays du monde arabe – celle du Caire, par exemple, fondée en 1908. L’un des enseignements dispensés était l’étude d’après modèle vivant, qui y resta en pratique jusqu’à son abandon à l’aube des années 1980.

La perception du réel, l’appel à l’imaginaire ou le recours au signe poussant parfois jusqu’à l’abstrait, ce sont autant de manières que chacun explore à l’écoute de son passé et de son présent.

Horaires : du mardi au vendredi de 10h à 18h. Samedi, dimanche et jours fériés de 10h à 19h.

Photo couverture : Georges Bahgory (Egypte, 1932), Asilah, carnet de dessins exécutés au Maroc en 1981, mine de plomb et gouache sur papier, 27 x 21 cm (page). © IMA/ Ph. Maillard

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